Au premier semestre, le commerce extérieur a connu d’authentiques montagnes russes. D’immenses efforts ont été consentis principalement par le secteur pharmaceutique au premier trimestre afin de se prémunir du couperet des taxes douanières. Inévitablement, production et livraison anticipées ont ouvert la voie à un revers au deuxième trimestre. De plus, l’industrie horlogère se voit exposée à une morosité persistante de la demande. Les données relatives au commerce extérieur disponibles pour le deuxième trimestre nous amènent à revoir à la baisse nos prévisions de croissance pour le PIB réel. A la clôture de la rédaction, les contours de l’accord avec Washington n’étaient pas connus, rendant d’autant plus incertain le pronostic. Des effets positifs non pris en compte jusqu’ici pourraient bien émaner du championnat d’Europe de football féminin, très suivi. Les villes hôtes de la compétition ont enregistré d’excellents taux de remplissage des hôtels. Comme ailleurs en Europe, la politique monétaire assouplie donne un élan positif au secteur de la construction.
Juin a marqué dans un premier temps un ralentissement du taux d’inflation. En comparaison annuelle, l’indice suisse des prix à la consommation augmente de 0,1%. Principale raison à cette hausse: l’augmentation des prix des produits saisonniers et des services liés au tourisme dans l’hôtellerie, la location de moyens de transport privé et les voyages à forfait. Nous maintenons notre prévision de taux d’inflation de 0% au deuxième semestre 2025. Les risques pour nos prévisions à court terme résident dans la météo pluvieuse de juillet, ce qui pourrait renchérir les prix des produits saisonniers, et dans le recul des prix de l’énergie.
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Suivre la tendance: oui, mais pas indéfiniment
Suisse
- Bonnet d’âne pour le troisième mois de rang pour le marché helvète. Surperformance des petites capitalisations de 2,5% en juillet et de 5,4% depuis janvier.
- La valorisation est plus élevée qu’en Europe, mais moins qu’aux Etats-Unis.
Zone euro
- Si elles sous-performent au cours des trois derniers mois, les actions européennes surperforment toujours les américaines d’environ 6% depuis janvier. En euros ou en francs, la surperformance est de 16%.
- Seulement conformes aux attentes jusque-là, les résultats trimestriels sont moins bons qu’aux Etats-Unis.
- La valorisation du marché européen croît et dépasse les moyennes historiques.
Etats-Unis
- Nouveau mois solide du marché, qui surperforme l’UEM et la Suisse. Depuis son creux d’avril, le S&P 500 a gagné près de 30%, les Magnificent 7 environ 43%. Solides résultats trimestriels (80% des entreprises dépassent les prévisions) et deals clés les ont portés.
- Les valorisations sont excessives, surtout dans la tech. La spéculation sur les « actions mèmes » et les titres de la tech non rentables trahit une dynamique de bulle.
Marchés émergents
- A nouveau, les ME sont les meilleurs élèves.
- La Chine rayonne, alors que l’Inde subit un revers. En dollars, la surperformance chinoise sur l’indienne est de 24% depuis janvier.
Royaume-Uni
- Le marché britannique surperforme ceux du continent pour le deuxième mois de rang et profite toujours d’une valorisation plutôt faible.