Le potentiel des obligations investment grade

Ilia Chelomianski, Fidelity International

2 minutes de lecture

Une tendance portée par l’évolution du fixed income, la résilience des fondamentaux d'entreprise et une différenciation croissante entre émetteurs.

 

Le marché obligataire a retrouvé sa place d'allocation centrale au sein des portefeuilles diversifiés, offrant un potentiel de revenus attractif ainsi que de précieux avantages en termes de diversification. Alors que les investisseurs continuent d'évoluer dans un environnement marqué par l'incertitude macroéconomique, une politique monétaire en mutation et des tensions géopolitiques élevées, les obligations corporate investment grade restent bien positionnées pour délivrer des rendements ajustés du risque attractifs.

La forte performance des marchés actions ces dernières années avait réduit l'attrait relatif du marché obligataire pour de nombreux investisseurs. Toutefois, ces derniers mois, des rendements de départ plus élevés ont commencé à améliorer le potentiel de rendement à long terme des obligations, tandis que des fondamentaux d'entreprise résilients continuent de plaider en faveur du crédit investment grade.

Les bilans des entreprises investment grade sont globalement restés solides.

Les niveaux d'endettement souverain ont augmenté de manière significative sur les marchés développés depuis la crise financière mondiale, sous l'effet de la hausse des déficits budgétaires. En revanche, les bilans des entreprises investment grade sont globalement restés solides. Combiné à l'environnement de taux plus élevés qui prévaut aujourd'hui, cela crée une combinaison attractive de fondamentaux résilients et d'un potentiel de revenus convaincant, renforçant le rôle des obligations corporate investment grade en tant qu'allocation stratégique centrale au sein de portefeuilles diversifiés.

Par ailleurs, la dette corporate investment grade offre une voie de diversification attrayante. Les obligations d'entreprise tendent à présenter de faibles corrélations, voire potentiellement négatives, avec les composantes correspondantes des marchés actions. Ce qui renforce leur attrait à un moment où les investisseurs se sont fortement exposés aux actions, portés par l'engouement et les gains liés à l'intelligence artificielle.

La gestion active crée de la valeur en période de turbulences

Les marchés du crédit sont néanmoins vastes et diversifiés avec des émetteurs dont les fondamentaux, les valorisations et les profils de crédit varient significativement. Même au sein de l'univers investment grade, des émetteurs affichant des notations similaires peuvent présenter des caractéristiques de risque et de rendement sensiblement différentes. Dans l'environnement actuel de spreads de crédit relativement resserrés, une sélection rigoureuse des émetteurs devient de plus en plus déterminante pour identifier des opportunités de valeur relative attractives.

Les trackers indiciels passifs peuvent jouer un rôle utile en offrant un accès efficace et peu coûteux au bêta de marché. Ils visent cependant par nature à répliquer la performance de l'indice de référence avant frais et ne différencient pas les émetteurs au sein de l'indice. Pour les investisseurs cherchant à améliorer leurs allocations de cœur de portefeuille ou à générer des rendements supplémentaires, les seules briques passives peuvent donc s'avérer insuffisantes.

Les ETF obligataires à gestion active répondent à cet enjeu en intégrant de manière systématique les conclusions de la recherche dans la sélection de titres, dans le cadre d'une gestion du risque indexée sur le benchmark. En maintenant une étroite proximité avec les caractéristiques de l'indice de référence tout en permettant un positionnement différencié au niveau de chaque émetteur, ces stratégies offrent aux investisseurs un accès flexible, transparent et économique à la gestion active du crédit.

A un moment où les allocations aux marchés obligataires sont en hausse, l'exposition à des stratégies obligataires à gestion active peut ainsi compléter les allocations passives. De quoi améliorer les résultats en termes de revenus, de diversification ainsi que de stabilité du portefeuille.

A lire aussi...