L’économie mondiale continue de résister malgré les tensions persistantes sur l’énergie et les taux

BLI - Banque de Luxembourg Investments

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«L’inflation reste tenace, soutenue par une croissance économique solide et des tensions géopolitiques persistantes au Moyen Orient», selon le CIO Guy Wagner.

L’économie mondiale continue de résister malgré les tensions persistantes sur les marchés de l’énergie et des taux d’intérêt, affirment Guy Wagner et son équipe dans leur dernier rapport d’analyse sur les marchés financiers, les «Highlights».

«Aux Etats-Unis, la croissance du PIB du deuxième trimestre, révisée à la hausse à 2,2% en rythme annualisé, confirme le dynamisme du secteur de l’intelligence artificielle et la solidité de la consommation intérieure, bien que la baisse de la confiance des ménages et la hausse des taux hypothécaires illustrent le clivage persistant entre bénéficiaires et laissés-pour-compte de la croissance actuelle», dit Guy Wagner, chief investment officer (CIO) de BLI - Banque de Luxembourg Investments. En zone euro, l’indice composite des directeurs d’achat, au plus haut depuis plus de trois ans, renforce l’espoir d’un redressement économique. En Chine, les autorités multiplient les mesures de relance ciblées pour soutenir l’activité intérieure et atteindre au moins 4,5% de croissance annuelle, objectif minimal de leur fourchette cible. Au Japon, la croissance du PIB du deuxième trimestre a été révisée à la hausse à 1,4% en rythme annuel, portée par des exportations toujours vigoureuses.

L’inflation reste tenace

«L’inflation reste tenace, soutenue par une croissance économique solide et des tensions géopolitiques persistantes au Moyen Orient», explique l’économiste luxembourgeois. Aux Etats-Unis, l’inflation a été inchangée à 3,4% en août. La baisse du déflateur des dépenses de consommation hors énergie et alimentation, l’indicateur privilégié par la Réserve fédérale, à 3% résulte principalement d’ajustements méthodologiques, sans lesquels il serait resté stable. En zone euro, l’inflation a progressé de 3,2% à 3,8% en septembre.

La Réserve fédérale et la BCE ont relevé leurs taux directeurs

La Réserve fédérale américaine a relevé son principal taux directeur de 25 points de base. Cette décision prise par le comité monétaire à l’unanimité vise un retour plus rapide de l’inflation vers l’objectif de 2%. De son côté, la Banque centrale européenne a augmenté son taux de dépôt pour la deuxième fois consécutive, le portant à 2,5%, afin de prévenir les risques d’effets inflationnistes de second tour liés au choc énergétique.

Les taux des obligations d'Etat continuent de grimper

La hausse des rendements obligataires souverains se poursuit, portée par la solidité de l’économie, les tensions géopolitiques et l’alourdissement des déficits et dettes publics. Aux Etats-Unis, le taux souverain à 10 ans a franchi la barre des 5%, passant de 4,75% à 5,28%. En zone euro, les taux souverains ont également progressé, l’écart de rendement entre l’Allemagne et la France s’élargissant à 128 points de base, un niveau comparable à celui de la crise de la zone euro en 2012. Sur le mois, les taux de référence allemand, français, italien et espagnol ont tous augmenté.

Les marchés actions se montrent peu affectés par la hausse des taux d’intérêt

En septembre, les marchés actions ont fait preuve de résilience face à la forte remontée des taux obligataires, qui ont retrouvé pour la première fois des niveaux comparables à ceux d’avant la crise financière de 2008. Guy Wagner: «Bien que les valeurs liées à la thématique de l’intelligence artificielle aient été recherchées par les investisseurs une fois de plus, la plupart des indices boursiers ont affiché de légers reculs en raison de la faiblesse généralisée du reste de la cote.» Dans ce contexte, l’indice MSCI All Country World Index Net Total Return, libellé en euros, a progressé de 1,1%, tirant parti de l’appréciation du dollar. Géographiquement, le S&P 500 (en USD), le Stoxx Europe 600 (en EUR) et le MSCI Emerging Markets (en USD) ont légèrement baissé, tandis que le Topix japonais (en JPY) s’est inscrit en hausse, malgré le renforcement du yen. «Sectoriellement, la technologie et les services de communication ont enregistré des performances positives, alors que la consommation discrétionnaire et les matériaux ont subi les plus fortes baisses.»

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