Le Japon importe près de 90% de son énergie, ce qui accentue sa vulnérabilité face au choc énergétique actuel. La récente hausse des subventions à l'énergie, dont un plafonnement des prix de l’essence, devrait limiter l'impact sur l’inflation globale et soutenir les consommateurs. Toutefois, la dynamique sous-jacente des prix est très importante pour la Banque du Japon (BoJ), qui poursuit la normalisation de sa politique monétaire. Les données de la semaine dernière ont fait apparaître un rythme soutenu de progression des salaires, la croissance des traitements de base s’étant accélérée pour atteindre 3,3% en glissement annuel en février. Les premiers résultats des négociations salariales annuelles (Shunto) laissent entrevoir de nouvelles tensions sur les salaires. Couplée à la faiblesse du yen, cette dynamique ouvre la voie à de nouveaux relèvements des taux par la BoJ cette année, le Conseil se préoccupant plus des risques de hausse de l’inflation que des risques de ralentissement de la croissance.

