Dans le communiqué de presse, le langage concernant les interventions sur le marché des changes a été renforcé: «Compte tenu du conflit au Moyen-Orient, la volonté de la BNS d’intervenir sur le marché des changes a augmenté», remplaçant la formulation précédente selon laquelle la BNS «reste disposée à être active sur le marché des changes si nécessaire». Lors de la séance de questions-réponses, Martin Schlegel, président du directoire de la BNS, a réitéré la disponibilité de la BNS à intervenir sur le marché des changes. Il a noté que le franc suisse est très demandé, ce qui justifie une vigilance accrue. Concernant une éventuelle pression de l’administration américaine sur les interventions de change, il a fait référence à la déclaration conjointe de septembre avec les États-Unis et a rappelé que la BNS n’intervient pas sur le marché des changes pour obtenir un avantage déloyal. En d’autres termes, ils ne sont pas particulièrement préoccupés par une éventuelle pression des États-Unis.
Comme largement attendu, les taux directeurs sont restés inchangés à 0%. Le seuil pour des taux négatifs reste élevé, bien que Schlegel ait reconnu que «la probabilité de taux négatifs a augmenté».
Les prévisions d’inflation ont été légèrement révisées: la prévision pour 2026 a été relevée (à 0,5% contre 0,3%) en raison de la hausse des prix de l’énergie, tandis que les prévisions pour 2027 et 2028 ont été abaissées en raison du renforcement du franc suisse, le point final étant désormais à 0,7% au lieu de 0,8%. La BNS continue de prévoir une croissance d’environ 1% pour 2026.
Dans l’ensemble, nous continuons de penser que la BNS restera en attente cette année. La situation demeure très incertaine. Pour l’instant, la BNS est dans une position quelque peu «meilleure» que la BCE, qui se réunit cet après-midi, car l’inflation suisse devrait être moins affectée par la hausse des prix de l’énergie que l’inflation dans la zone euro.