L’Allemagne est confrontée depuis 2023 à une situation de croissance négative, de recul de sa production manufacturière, de baisse de la productivité du travail. Ces difficultés peuvent être associées à la hausse du prix de l’énergie depuis le début de la guerre en Ukraine, mais aussi au positionnement milieu de gamme de l’industrie allemande (automobile, acier, chimie, biens d’équipements industriels), au vieillissement démographique, à la dépendance de l’économie vis-à-vis des exportations; de plus, on observe un recul violent de l’efficacité du système scolaire.
Bien sûr, le Chancelier Merz a mis en place un plan massif d’investissement dans les infrastructures (de transport, numériques), se montant à 2,8% du PIB chaque année, d’ici la fin de la décennie, aussi un amortissement accéléré pour les investissements; mais ce plan ne peut pas corriger l’ensemble des handicaps dont souffre l’économie de l’Allemagne (positionnement en gamme, prix de l’énergie, vieillissement affaiblissant la demande intérieure).