USA: l’inflation tirée par les prix de l’essence en janvier

AWP

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L’indice CPI a accéléré de 0,3% sur un mois. C’est toutefois moins que les 0,4% attendus par les analystes.

Les prix de l’essence, qui se sont effondrés l’an passé en raison des restrictions d’activité pour contenir la pandémie de COVID-19, ont poursuivi leur rebond en janvier tirant la hausse générale des prix, selon l’indice CPI publié mercredi par le département du Travail.

L’inflation a ainsi accéléré de 0,3% sur un mois. C’est toutefois moins que les 0,4% attendus par les analystes.

L’inflation est actuellement dans tous les esprits en raison de la politique accommodante de la Banque centrale (Fed), qui inonde les marchés de liquidités, et de la proposition de Joe Biden de faire adopter rapidement un nouveau plan de sauvetage de l’économie de 1’900 milliards de dollars après plus de 3’500 milliards sous Donald Trump.

Pour les seuls prix de l’essence, la hausse s’est élevée à 7,4% en janvier, «représentant la majeure partie de l’augmentation de l’indice», a noté le ministère.

Ceux-ci restent néanmoins inférieurs de 8,6% à leur niveau de janvier 2020 en données non ajustées des variations saisonnières, précise le communiqué.

En excluant les prix volatils de l’alimentation et de l’énergie, l’inflation dite sous-jacente reste inchangée alors que les analystes attendaient +0,2%.

«Bien que les composantes mesurant les prix de l’électricité et du gaz naturel aient diminué, l’indice de l’énergie a augmenté de 3,5% au cours du mois», indique également le ministère.

Les prix dans le secteur alimentaires ont, eux, légèrement augmenté (+0,1%).

Sur un an, l’inflation accélère de 1,4%, tirée notamment par la hausse des prix du secteur alimentaire (+3,8%) ou des véhicules et des camions d’occasion (+10%).

Se tournant vers l’avenir, de nombreux économistes s’accordent à dire que l’inflation pourrait accélérer au printemps et probablement dépasser la cible des 2%, fixée par la Banque centrale américaine.

Mais «elle devrait être transitoire», souligne Kathy Bostjancic, économiste en chef chez Oxford Economics dans une note, puisqu’il y a un effet rattrapage après l’effondrement des prix dans certains secteurs tels que la construction et les transports.

«Ainsi, la Réserve fédérale devrait patiemment observer cette augmentation et retarder la hausse des taux (directeurs) jusqu’à la mi-2023», opine-t-elle.

Larry Summers, ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton et principal conseiller économique de Barack Obama, a, lui, mis en garde récemment contre «des pressions inflationnistes inédites depuis une génération» si le plan Biden d’un montant gigantesque de 1’900 milliards de dollars était adopté.

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