Stress tests les plus sévères depuis 2014

AWP

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Au total, 48 établissements représentant 70% des actifs bancaires européens, dont 33 issus de la zone euro, seront soumis à ces «tests de résistance» conduits avec le soutien technique de la Banque centrale européenne BCE.

L’Autorité bancaire européenne (EBA) a dévoilé mercredi sa troisième vague de «tests de résistance» depuis 2014, présentés comme plus sévères et destinés à vérifier la capacité des établissements du continent à affronter des chocs.

Au total, 48 établissements représentant 70% des actifs bancaires européens, dont 33 issus de la zone euro, seront soumis à ces «stress-tests» conduits avec le soutien technique de la Banque centrale européenne BCE.

Parmi les quatre risques identifiés comme les plus menaçants, le principal porte sur une tension brutale des primes de risques sur les marchés financiers due à une incertitude politique dans le monde, de quoi susciter un «choc de confiance».

Les trois autres sont directement liés au secteur financier: retournement de la conjoncture faisant chuter la profitabilité des banques, inquiétudes sur la soutenabilité des dettes publiques et des entreprises, ou problèmes de liquidités dans la finance non-bancaire (fonds d’investissement, fonds de pension, assurances, etc.) débordant sur l’ensemble du système.

Le scénario le plus noir testé par l’EBA implique deux années de récession dans l’Union européenne en 2018 et 2019 (respectivement -1,2% et -2,2%) suivies d’un léger rebond en 2020 (+0,7%). Cela induirait un écart cumulé de 8,3% en volume de PIB de l’UE par rapport aux hypothèses de croissance retenues à ce jour, soit un choc d’une ampleur inédite, assure l’EBA.

Dans ce cas de figure, le taux de chômage dans l’UE monterait de 3,3 points de pourcentage d’ici 2020, alors qu’il était de 8,7% en novembre dernier.

Également testée, une chute des prix de l’immobilier allant jusqu’à près de 28% à l’horizon 2020.

L’EBA précise que les risques économiques liés au Brexit ont été intégrés dans les divers scénarios, notamment l’impact dans les échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne.

Les résultats sont attendus pour le 2 novembre prochain, a indiqué l’EBA dans un communiqué, contre juillet lors de la précédente campagne de 2016, les banques ayant réclamé plus de temps pour intégrer la nouvelle norme comptable internationale IFRS 9 portant sur les instruments financiers.

Comme en 2016, aucun seuil minimum de capital ne sera à atteindre par les banques. Les résultats des tests serviront néanmoins au superviseur au sein de la BCE pour calibrer les besoins en capitaux des établissements sous sa surveillance.