Le secteur financier contribue de manière significative aux exportations suisses. Un peu plus d'un franc sur cinq généré par les exportations de services provient des banques et des assurances. Au total, en 2024, les chaînes de valeur des banques et des assurances ont généré une valeur ajoutée de 111,9 milliards de francs, associée à 523'700 emplois (ETP). Tels sont les principaux résultats de la nouvelle étude réalisée par BAK Economics pour le compte de l'Association suisse des banquiers (ASB) et de l'Association Suisse d'Assurances (ASA).
En raison de son rôle infrastructurel, le secteur financier revêt une grande importance dans tous les cantons pour la fourniture de services financiers à l'économie et à la population sur l'ensemble du territoire. Des clusters se sont par ailleurs développés dans différentes régions, caractérisés par un regroupement de savoir-faire et d'offres de services spécifiques. C’est notamment le cas des places financières internationales de Zurich et de Genève, qui renforcent ainsi la position de la Suisse en tant que place financière mondiale et apportent une contribution significative à ses exportations. En 2024, les services bancaires représentaient 14,7% et les services d'assurance 5,8% des exportations suisses de services. En 2024, les acteurs à vocation internationale, associés aux banques et aux assurances actives au niveau national, ont généré une valeur ajoutée brute directe de 73,2 milliards de francs, liée à 245'800 emplois (ETP).
En raison de leurs liens économiques avec d'autres secteurs, les banques et les assurances génèrent également des effets sur la valeur ajoutée et l'emploi dans des secteurs extérieurs au secteur financier. Cela est dû à leur demande en prestations intermédiaires (notamment des services de conseil et informatiques) et aux dépenses de consommation de leurs employés. En prenant en compte ces effets indirects, la valeur ajoutée brute générée tout au long de la chaîne de valeur s'élevait en 2024 à 111,9 milliards de francs, pour 523'700 emplois (ETP). Avec 22,0 milliards de francs, soit 13,0%, le secteur financier contribue par ailleurs de manière significative aux recettes fiscales des pouvoirs publics. Celles-ci proviennent d'une part de l'imposition des revenus et des bénéfices tout au long des chaînes de valeur ajoutée par la Confédération, les cantons et les communes. La Confédération prélève d’autre part des impôts sur les transactions financières et l'achat de services financiers.
