Powell relativise le rôle de la Fed dans la bonne santé de Wall Street

AWP

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«Si on regarde ce qui a vraiment tiré les prix des actifs au cours des derniers mois, ce n’est pas la politique monétaire», déclare le président de la Réserve fédérale américaine.

L’insolente bonne santé des marchés financiers ces derniers mois, en décalage avec l’économie réelle, n’est pas directement liée à la politique accommodante adoptée par la Réserve fédérale américaine depuis le début de la crise, a estimé mercredi son président Jerome Powell.

«Si on regarde ce qui a vraiment tiré les prix des actifs au cours des derniers mois, ce n’est pas la politique monétaire», a-t-il dit lors d’une conférence de presse à l’issue de la réunion de politique monétaire.

Il a en revanche invoqué «les attentes concernant les vaccins, et (...) la politique budgétaire», c’est-à-dire les aides du gouvernement américain aux ménages et entreprises face à la crise.

«La politique monétaire joue un rôle», a-t-il reconnu, tout en estimant que «le lien entre les taux d’intérêt bas et la valeur des actifs n’est probablement pas aussi étroit qu’on le pense, car de nombreux facteurs déterminent les prix des actifs».

Interrogé sur la hausse fulgurante du prix de l’action GameStop depuis plusieurs jours, il n’a pas souhaité commenter.

La hausse à Wall Street des actions de cette chaîne de magasins de jeux vidéo est nourrie par un groupe de boursicoteurs en croisade contre l’«establishment», et a des répercussions sur d’autres titres, à New York mais aussi en Europe.

Le Fonds monétaire international avait mis en garde mercredi sur le risque de correction des marchés, qui, misant sur une reprise économique et un soutien politique continu, ne cessent de grimper à des niveaux records, en «décalage persistant» avec la réalité d’une économie mondiale encore très affectée par la pandémie.

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