Matières premières: l’or et le cuivre fondent, et le café hésite

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Vendredi, vers 16h10, l’once de métal jaune s’échange à Londres à 4008,52 dollars, contre 4165,58 dollars à la clôture la semaine passée.

Le cours de l’or a plongé cette semaine, en raison de ventes spéculatives, sans parvenir à capitaliser sur les incertitudes budgétaires, géopolitiques ou sur la baisse des valeurs technologiques en raison de l’endettement du secteur de l’intelligence artificielle.

«Les derniers mouvements de prix indiquent que les ventes spéculatives à court terme l’emportent actuellement sur la demande des investisseurs de long terme, qui n’ont pratiquement pas cessé d’accumuler de l’or» depuis juillet, explique Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.

Le léger repli du dollar, également considéré comme une valeur refuge, aurait aussi pu bénéficier à l’or. Mais le métal jaune est retombé à ses plus bas niveaux depuis juillet.

Ni l’environnement économique risqué, «ni la baisse des rendements obligataires n’ont permis de ramener les investisseurs», un «comportement inhabituel [qui] suggère que l’or n’a pas encore retrouvé son statut de valeur refuge» qui l’avait porté à un sommet à près de 5600 dollars l’once en janvier, souligne Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank.

«Si la débâcle du secteur technologique s’accentue et que les rendements se détendent davantage, l’or pourrait trouver un nouveau soutien», estime cependant l’analyste.

Selon elle, certains acteurs stratégiques, comme les banques centrales, pourraient voir dans les prix bas une opportunité d’achat.

Vendredi, vers 14H10 GMT (16H10 à Paris), l’once d’or (31,1 g) s’échangeait à Londres à 4008,52 dollars, contre 4165,58 dollars à la clôture la semaine passée.

D’autres métaux précieux ont accusé le coup. L’argent est tombé vendredi à un plus bas depuis novembre 2025, à 53,3447 dollars l’once, et le palladium a chuté vendredi à un plus bas depuis juin 2025.

Du plomb dans le cuivre

Le cours du cuivre a baissé cette semaine à la Bourse des métaux de Londres (LME), lesté par la baisse des valeurs de l’intelligence artificielle et par des stocks en nette en hausse.

«Les stocks de cuivre enregistrés au LME ont de nouveau fortement augmenté. À un peu plus de 220’000 tonnes, ils sont désormais revenus à leur plus haut niveau depuis juin», explique Barbara Lambrecht, analyste chez Commerzbank.

Le cours du métal rouge a surtout subi jeudi la chute des valorisations technologiques, en raison des inquiétudes autour des coûts croissants liés aux investissements dans l’IA. Jeudi l’indice Nasdaq - qui rassemble les grands noms de la tech - a chuté de 2,60%.

L’IA est un relais de croissance de la demande pour le métal rouge, utilisé pour l’alimentation électrique des centres de données.

Une moindre croissance pour le secteur de la technologie réduit les perspectives de demande pour le cuivre.

Vendredi, une tonne de cuivre coûtait 14’216,50 dollars sur le LME, contre 14’407,50 dollars à la clôture la semaine dernière.

Le café troublé

Les cours du café hésitent cette semaine face à une devise brésilienne erratique à l’approche du second tour des élections présidentielles au Brésil.

Le pays, principal exportateur de café au monde, se rend aux urnes ce weekend dans une élection qui s’annonce très serrée entre le président de gauche Lula et son opposant conservateur Flavio Bolsonaro.

Au premier tour, ce dernier avait fait mentir les sondages en arrivant en tête face à l’actuel chef d’Etat.

Cette surprise avait notamment provoqué un bond du réal brésilien.

Or «une monnaie forte a tendance à soutenir les prix du café car elle réduit l’incitation pour les exportateurs brésiliens» à exporter leur café, explique Mark Bowman, analyste chez ADM Investor Services.

C’est pourquoi le cours de l’arabica, variété la plus produite au Brésil, était monté le jour d’après.

Le café hésite désormais au vu des incertitudes qui pèsent sur le résultat de dimanche, et des possibles forts mouvements sur le réal à la hausse comme à la baisse.

Sur l’ICE Futures US de New York, la livre d’arabica pour livraison en décembre valait 313,65 cents, contre 305,60 cents le vendredi précédent.

Sur le Liffe de Londres vendredi, la tonne de robusta pour livraison en novembre s’échangeait à 3352 dollars, contre 3405 dollars à la clôture sept jours plus tôt.

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