Le conseil de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a annoncé vendredi la reconduction de Mathias Cormann au poste de secrétaire général de l’institution, pour un «second et dernier mandat», jusqu’en 2031.
«Cette décision reflète la confiance solide et généralisée que les membres placent dans la direction stratégique de Mathias Cormann», a déclaré l’ambassadrice du Mexique auprès de l’OCDE, Sybel Galván Gómez, qui a présidé la session spéciale du conseil vendredi, citée dans le communiqué.
Se disant «très reconnaissant», Mathias Cormann a assuré par le même biais qu’il ferait «absolument tout (son) possible pour contribuer à faire en sorte que l’OCDE reste une plateforme propice à l’élaboration des meilleures pratiques en matière d’action publique et à une coopération internationale efficace».
Ce second mandat de cinq ans prendra effet au 1er juin 2026.
L’ex-ministre des Finances et ex-sénateur d’Australie, premier secrétaire général de l’OCDE issu de la région Asie-Pacifique, avait débuté son premier mandat à la tête de cette institution en juin 2021.
Né dans les cantons germanophones de Belgique, ce diplômé de droit parle couramment le français, l’anglais, le flamand et l’allemand. Après ses études en Belgique, il a émigré en Australie, en 1996 où il est entré en politique, selon l’OCDE.
Issue du plan Marshall après la Deuxième Guerre mondiale, cette organisation internationale rassemble 38 membres mais uniquement quatre en Asie: le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Après s’être ouverte sur l’Amérique latine, elle souhaite désormais s’élargir au continent asiatique, nouvelle priorité des pays développés dans la région indo-pacifique.