Fort ralentissement de la croissance en Suisse au deuxième trimestre

AWP

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L’évolution négative de l’industrie a été compensée par la croissance du secteur des services.

La croissance de la Suisse a nettement décéléré entre avril et juin. Le produit intérieur brut (PIB) a quasiment fait du surplace, n’augmentant que de 0,1% en glissement trimestriel et hors retombées des événements sportifs, selon une première estimation du Seco. L’autorité fédérale s’attend à une croissance économique inférieure à la moyenne pour 2025.

«Au cours des derniers mois, les données relatives au PIB et au commerce extérieur ont été marquées par une grande volatilité, tant au niveau international qu’en Suisse», relève vendredi un porte-parole du Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) contacté par l’agence AWP.

L’économie suisse a réalisé une performance conforme aux attentes au deuxième trimestre. Les analystes interrogés par AWP tablaient sur une évolution du PIB de la Suisse comprise entre -0,3% et +0,3%.

Sur les trois premiers mois de l’année, le PIB avait connu une hausse de 0,8%, après une croissance de 0,6% au trimestre précédent. A cette période, l’accélération de la croissance était due à un bond des exportations pharmaceutiques vers les Etats-Unis, de nombreuses entreprises ayant pris les devants face à la menace de l’imposition de droits de douane punitifs par les Etats-Unis.

«Conformément aux attentes, un certain mouvement inverse s’est produit au deuxième trimestre et la croissance s’est nettement affaiblie. Cela a également été indiqué par l’indice de l’activité économique hebdomadaire du Seco, qui avait nettement augmenté au printemps avant de reculer à nouveau», explique le porte-parole du Seco. L’industrie a connu une évolution négative au deuxième trimestre, tandis que le secteur des services a progressé.

D’une manière générale, compte tenu de l’évolution internationale, le Seco dit s’attendre à «une croissance économique inférieure à la moyenne pour 2025».

Pour l’ensemble de l’année en cours, les économistes de Raiffeisen ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance du PIB, qui devrait désormais augmenter de 0,9%. Pour 2026, leurs prévisions restent à 1,0%. Quant au centre d’études conjoncturelles bâlois BAK Economics, il table sur une croissance de 0,8% pour 2025 et 1,5% pour 2026.

Les données complètes et actualisées du PIB seront disponibles ultérieurement. Les détails par branche seront publiés le 28 août.
 

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