Le futur fonds de relance de l’UE devrait atteindre 1’500 milliards

AWP

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«Il nous faut un fonds qui pèserait au moins 10% de notre PIB», a déclaré le commissaire européen à l’Economie Paolo Gentiloni.

Le fonds de relance de l’Union européenne (UE), par lequel elle prévoit de répondre ces prochaines années à la crise économique du coronavirus, devrait atteindre 1’500 milliards d’euros, a estimé mercredi Paolo Gentiloni, commissaire européen à l’Economie.

«Il nous faut un fonds qui pèserait au moins 10% de notre PIB, soit 1’500 milliards d’euros environ», a déclaré M. Gentiloni dans un entretien aux Echos.

Les dirigeants de l’UE ont chargé la semaine dernière la Commission de mettre en place un tel fonds de relance dans le cadre d’un plan de sortie de crise, qui détaillera aussi le budget européen pour la période 2021-2027.

Cette décision avait en partie conclu une période de fortes divisions entre les pays de l’UE, les pays du Sud réclamant plus de solidarité financières à ceux du Nord, sans pour autant résoudre d’importants désaccords.

Il n’est pas clair toutefois si ce fonds subventionnera sans condition les acteurs économiques ou s’il se contentera de prêts destinés à être remboursés.

«Je suis d’accord avec Ursula von der Leyen», la présidente de la Commission, «lorsqu’elle évoque un mix des deux», a avancé M. Gentiloni, jugeant qu’en tout état de cause, les prêts devaient être alloués à long terme, voire sur la base d’une «dette perpétuelle», idée soutenue par l’Espagne.

Le commissaire à l’Economie a admis qu’il serait difficile de trouver un consensus au sein même de la Commission sur le fonctionnement précis du fonds.

«Le diable va être dans les détails, et on peut dire qu’il y aura beaucoup de diables, qu’il s’agisse du montant, du timing ou de la composition de ce fonds», a-t-il prévenu. «Ce ne sont pas des questions simples à trancher...».

Il a toutefois estimé qu’il était absolument nécessaire d’agir vite, visant le lancement d’un plan de relance dès le second semestre de cette année.

«A moins qu’on puisse vacciner tout le monde, il n’y aura pas de moment où, contrairement à une guerre, on pourra déclarer que tout est fini», a souligné le commissaire. «Nous allons rentrer, dès les prochaines semaines, dans cette phase de rétablissement, tout en coexistant avec le virus.»

«Et c’est durant cette phase que nous devons mettre en place notre stratégie de relance», a-t-il conclu. «Il n’est pas question d’attendre un an.»

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