Le franc se renforce sur de mauvaises nouvelles conjoncturelles

AWP

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A 18h00, la devise suisse s’échangeait à 1,0849 franc pour un euro, contre 1,0910 EUR/CHF la veille au soir.

Le franc se renforçait mercredi après-midi face aux monnaies de ses principaux partenaires commerciaux, la zone euro et les Etats-Unis. La série de mauvaises statistiques macroéconomiques incitait les investisseurs à rechercher des valeurs considérées comme sûres.

Après être passée brièvement sous la barre des 1,084 franc pour un euro, la monnaie helvétique se relâchait quelque peu. A 18h00, elle s’échangeait à 1,0849 franc pour un euro, contre 1,0910 EUR/CHF la veille au soir.

Face au billet vert, le franc affichait un mouvement similaire, atteignant un plus bas à 0,9706 franc pour un dollar avant de remonter à 0,9736 USD/CHF. Mardi soir, la paire de devises s’échangeait à 0,978 USD/CHF.

Les mauvaises statistiques conjoncturelles minaient le moral des intervenants. La croissance économique en zone euro a ainsi ralenti au deuxième trimestre à +0,2%, contre +0,4% au partiel précédent.

L’Allemagne a quant à elle vu son activité économique reculer au deuxième trimestre, ravivant les craintes de récession. Le produit intérieur brut (PIB) de la première économie européenne s’est contracté de 0,1% par rapport au trimestre précédent.

En Chine, la production industrielle a fortement ralenti en juillet, son taux de croissance tombant à 4,8% sur un an, sa plus faible progression en 17 ans.

Le renchérissement du franc, difficile à supporter pour les exportateurs suisses, fait suite «à la publication de faibles données (économiques) soulignant les vents contraires auxquels fait face la conjoncture mondiale», a estimé Ricardo Evangelista, économiste chez Activtrades.

«Ces chiffres illustrent l’impact du litige commercial qui génère des craintes sur le marché», a-t-il ajouté. M. Evangelista a également pointé du doigt l’inversion de la courbe des taux entre les bons du Trésor américains à deux et dix ans, «qui n’a plus été vue depuis 2007 et qui est généralement interprétée comme un signe précurseur de récession».