Le dollar recule dans un marché des changes suspendu à l’ultimatum de Trump

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Vers 19h30, le billet vert reflue de 0,23% face à la monnaie unique européenne, à 1,1567 dollar pour un euro et perd 0,11% face à la devise britannique, à 1,3249 dollar pour une livre.

Le dollar perdait un peu de terrain mardi, tout en restant dans des fourchettes d’échanges étroites, le marché retenant son souffle à quelques heures de l’expiration de l’ultimatum lancé par Donald Trump à l’Iran.

Le président des Etats-Unis a donné jusqu’à 20H00, heure de Washington (00H00 GMT), à Téhéran pour débloquer la navigation maritime dans le détroit d’Ormuz, crucial notamment pour l’approvisionnement pétrolier de la planète. Il a menacé mardi d’éradiquer «une civilisation entière».

Ses propos belliqueux ont poussé les cours du pétrole, dont la hausse profite généralement au dollar.

«Mais le marché des changes est quelque peu paralysé mardi (...) tout le monde attend la décision» du président américain, résume auprès de l’AFP Adam Button, de ForexLive.

Et selon l’expert, certains cambistes continuent de «miser sur le fait que les États-Unis finiront par se retirer» de cette guerre, d’où le repli du dollar.

Vers 17H30 GMT (19H30 à Paris), le billet vert reculait de 0,23% face à la monnaie unique européenne, à 1,1567 dollar pour un euro et perdait 0,11% face à la devise britannique, à 1,3249 dollar pour une livre.

Dans le même temps, les développements géopolitiques font passer l’agenda macroéconomique de la semaine au second plan.

Les opérateurs garderont tout de même un oeil sur le compte-rendu de la dernière réunion («minutes») de la banque centrale américaine (Fed) attendu mercredi, estime Kevin Ford, de Convera.

«Ils chercheront à comprendre comment la Réserve fédérale évalue l’instabilité géopolitique par rapport à la politique monétaire intérieure», remarque l’analyste.

Le marché attend également l’indice d’inflation PCE - privilégié par la banque centrale américaine (Fed) - jeudi, puis l’indice des prix à la consommation (CPI), vendredi.

Les deux indicateurs «devraient afficher une hausse notable», note Kevin Ford.

Le conflit, qui se traduit notamment par une envolée des prix à la pompe, est parti pour augmenter les coûts de production des entreprises, décourager quelque peu la consommation et peser sur la croissance et donc l’emploi, selon les économistes.

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