Le dollar monte, rassuré sur le sort du patron de la Fed

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Vers 11h45, le billet vert gagne 0,36% par rapport à la livre, à 1,3460 dollar, et grimpe de 0,56% face à la monnaie japonaise, à 147,83 yens pour un dollar.

Le dollar progresse vendredi, le marché ayant apaisé ses craintes sur le sort du patron de la Réserve fédérale (Fed) Jerome Powell après la visite de Donald Trump, mais ne s’emballe pas face à l’euro en pleine négociations commerciales.

Le malaise était palpable et l’ambiance tendue entre les deux hommes lors d’un déplacement jeudi du président américain consacré aux travaux de rénovation du siège de la Fed à Washington, dont il critique le coût.

Donald Trump a de nouveau demandé à Jerome Powell de baisser les taux, mais sans l’invectiver en face-à-face comme il l’a fait par réseaux sociaux et caméras interposés ces dernières semaines, de manière répétée.

Le billet vert surfe sur le «soulagement» que cette visite «se soit déroulée sans incident majeur», relève Derek Halpenny, de MUFG.

Plus tôt cette semaine, le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent avait d’ailleurs estimé qu’il n’y avait aucune raison pour une démission dans l’immédiat de M. Powell.

Vers 09H45 GMT (11H45 à Paris), le billet vert gagnait 0,36% par rapport à la livre, à 1,3460 dollar, et grimpait de 0,56% face à la monnaie japonaise, à 147,83 yens pour un dollar.

La hausse de la devise américaine reste plus modérée face à l’euro (+0,11%), à 1,1736 dollar, dans l’attente d’éventuels débouchés dans les discussions commerciales entre les Etats-Unis et l’Union européenne.

Les inscriptions au chômage aux Etats-Unis publiées jeudi se sont cependant établies en baisse pour la sixième période d’affilée et en deçà des attentes des analystes, tirant le dollar vers le bas.

L’euro s’était aussi renforcé la veille dans la foulée de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE), qui a maintenu ses taux d’intérêt inchangés, à l’issue d’un cycle de baisses démarré il y a un an.

L’institution souhaite prendre le temps d’évaluer les décisions imminentes dans le bras de fer commercial entre Washington et les Européens.

Cette rhétorique penchant «en faveur d’une politique monétaire plus restrictive, a suscité des doutes croissants quant à une nouvelle baisse» de taux en septembre, expliquent les analystes de la Deutsche Bank.

La BCE reste «totalement ouvert(e)» sur les prochaines décisions monétaires, a encore estimé vendredi le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.

La présidente de la BCE Christine Lagarde a aussi indiqué jeudi rester attentive à la récente hausse de l’euro par rapport au dollar depuis mars, mais sans cibler un taux de change particulier.

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