Le dollar est en hausse vendredi, après la publication d’un rapport sur l’emploi meilleur qu’attendu pour le mois d’octobre aux Etats-Unis, qui conforte les anticipations d’une hausse des taux de la réserve fédérale américaine (Fed).
Le chômage a légèrement reculé, à 4,1%, et les créations d’emplois (165’000) ont plus que doublé par rapport à septembre, selon les chiffres du service statistique du ministère américain du Travail.
Les marchés financiers s’attendaient à un rapport plus tiède, avec un chômage stable à 4,2% et autour de 60’000 créations d’emplois.
Ces données «devraient conforter la Réserve fédérale dans son analyse selon laquelle le marché du travail reste solide», estime Fawad Razaqzada, analyste de Forex.com.
Et permettre à l’institution de se concentrer sur son autre mandat, à savoir la lutte contre l’inflation.
De plus en plus d’acteurs du marché s’attendent ainsi à un rehaussement des taux d’intérêt dès la prochaine réunion de la Fed, début décembre.
Un resserrement monétaire est de nature à soutenir une monnaie, d’où l’appréciation du dollar vendredi.
Vers 19H05 GMT, le billet vert gagnait 0,67% face à la monnaie unique européenne, à 1,1144 dollar pour un euro et progressait de 0,71% face à la devise britannique, à 1,3355 dollar pour une livre.
Par ailleurs, «il semble que les acteurs du marché des changes soient prêts à considérer la chute des valeurs technologiques comme un phénomène ponctuel lié à la +vague bleue+ démocrate, plutôt que comme un revers macroéconomique majeur», estime Chris Turner, analyste chez ING.
Après une déroute la veille à la Bourse de New York, le secteur technologique et les valeurs liées à l’intelligence artificielle - qui se négocient largement en dollar - ont entamé un timide rebond vendredi.
«L’effet de contagion (...) vers le marché des changes reste, à ce stade, étonnamment limité», souligne Lee Hardman, de MUFG.
«La question centrale pour le dollar est de savoir si la faiblesse du marché d’actions finira par entraîner une réévaluation plus fondamentale des perspectives de croissance» aux Etats-Unis, relève Fawad Razaqzada.