Le dollar bondit face au yuan, recule face à l’euro

AWP

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Vers 21h00, le yuan onshore perdait 1,56% face à la devise américaine et s’échangeait à 7,0507 yuans pour un dollar, un niveau plus vu depuis 2008.

Le yuan est tombé à son niveau le plus bas face au dollar depuis une décennie lundi face au regain des tensions commerciales, tandis que le billet vert cédait du terrain face à l’euro et au yen.

Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), le yuan onshore perdait 1,56% face à la devise américaine et s’échangeait à 7,0507 yuans pour un dollar, un niveau plus vu depuis 2008.

L’euro gagnait 0,86% face au billet vert, à 1,1203 dollar.

La chute de la devise chinoise, qui alimente les spéculations sur un geste délibéré de Pékin pour soutenir ses exportations en pleine guerre commerciale avec l’Amérique de Donald Trump, entraînait dans sa chute le reste des marchés financiers.

Le président américain a, sans surprise, réagi en dénonçant une «manipulation de la monnaie». «Cette violation majeure affaiblira considérablement la Chine avec le temps», a-t-il tweeté.

Le locataire de la Maison Blanche accuse fréquemment Pékin de dévaluer artificiellement sa devise afin de soutenir ses exportations.

Le seuil symbolique des 7 yuans n’avait pas été franchi depuis 9 ans. Ce dépassement survient quatre jours après les dernières menaces de sanctions américaines contre les produits chinois.

«Le climat sur les marchés et plusieurs facteurs économiques fondamentaux suggèrent qu’un nouvel assouplissement du yuan est probable à court terme», a estimé Nick Bennenbroek, de Wells Fargo.

L’expert précise notamment que «la pression internationale a peu de chance de dissuader les autorités chinoises d’assouplir encore plus leur devise».

«Des enjeux liés à l’économie nationale et aux marchés financiers serviront de références à la politique monétaire chinoise des prochains jours», a indiqué M. Bennenbroek.

Par ailleurs, l’euro et le yen profitaient de la baisse du dollar.

Avec le regain de tensions entre les Etats-Unis et la Chine, «les risques pour l’économie américaine, qui étaient la raison pour laquelle la Fed a baissé ses taux mercredi dernier malgré des données économiques solides, ont augmenté considérablement», a souligné Esther Reichelt, analyste pour Commerzbank.

En cas de ralentissement marqué de la croissance, la Réserve fédérale américaine, qui a baissé ses taux directeurs d’un quart de point de pourcentage (0,25%) la semaine dernière, pourrait décider de multiplier les baisses pour stimuler l’activité.

Cela aurait également pour effet de rendre le dollar moins rémunérateur, et donc moins attractif pour les cambistes.

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