Le dollar à un souffle de la parité, son de cloche ferme de la Fed

AWP

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Vers 20h40, le billet vert s’inscrivait en hausse de 0,46% à 0,9959 euro pour un dollar, ou 1,0042 dollar pour un euro.

Le dollar approchait la parité avec l’euro vendredi, galvanisé par les déclarations résolues de plusieurs membres de la banque centrale américaine (Fed), qui ont tempéré les espoirs de voir l’institution lever le pied.

Vers 18H40 GMT, le billet vert s’inscrivait en hausse de 0,46% à 0,9959 euro pour un dollar, ou 1,0042 dollar pour un euro. Plus tôt vendredi, il était allé jusqu’à 1,0033 dollar, proche de la parité, déjà atteint le 12 juillet pour la première fois depuis près de 20 ans.

«Il y a plus de signaux qui laissent penser que la Réserve fédérale (Fed) va poursuivre son cycle de resserrement offensif», a commenté, dans une note, Joe Manimbo, de Convera.

Vendredi, le président de l’antenne de la Fed à Richmond (Virginie), Thomas Barkin, a affirmé que les membres du Comité de politique monétaire, dont il ne fait pas partie actuellement, feraient «tout ce qui est nécessaire» pour ramener l’inflation autour de 2% (elle se situe actuellement à 8,5% sur un an).

La veille, le président de l’antenne de Minneapolis, Neel Kashkari, avait déjà martelé que la Fed devait «faire baisser l’inflation de façon urgente» en remontant ses taux, pour ralentir la demande.

Le président de la Fed de St. Louis, James Bullard, connu pour sa position dure, s’était lui dit favorable à une nouvelle hausse du taux directeur de 0,75 point de pourcentage lors de la réunion de septembre, alors que les opérateurs favorisent toujours l’hypothèse d’un relèvement d’un demi-point seulement.

Avec cette série de déclarations volontaristes, couplée à quelques bons indicateurs macroéconomiques américains cette semaine, «le marché est poussé» à remettre en cause son pari de voir la Fed calmer le jeu en matière monétaire, selon Marc Chandler, de Bannockburn Global Forex.

Illustration du statut de locomotive de la Fed, bien que la banque centrale de Nouvelle-Zélande et celle de Norvège aient chacune monté leur taux directeur d’un demi-point cette semaine, le dollar néo-zélandais s’est replié de près de 5% face au dollar depuis vendredi dernier, et la couronne norvégienne de 2,4%.

Face à un dollar vigoureux, euro et livre sterling s’essoufflent, prisonniers d’une crise énergétique qui menace de dégénérer et d’une inflation qui ne reflue pas.

Vendredi, l’indice GfK qui mesure le moral des consommateurs britanniques est ressorti, pour août, au plus bas niveau depuis le début de la publication de cet indicateur, en 1974.

La livre a reculé jusqu’à 1,1792 dollar, proche de son plus bas multi-annuel de juillet, à 1,1760.

Marc Chandler voit le dollar poursuivre sa percée jusqu’au symposium de Jackson Hole (Wyoming), qui réunira plusieurs banquiers centraux et verra le président de la Fed, Jerome Powell, prononcer un discours, vendredi prochain.

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