Le dollar recule, attend de prendre le pouls de l’économie américaine

AWP/AFP

1 minute de lecture

Vers 21h45, le billet vert perd 0,38% face à la monnaie unique européenne, à 1,1638 dollar pour un euro, et 0,43% face à la devise britannique, à 1,3189 dollar pour une livre.

Le dollar perdait du terrain jeudi, alors que les cambistes assimilent la résolution de la plus longue paralysie budgétaire de l’histoire des Etats-Unis et attendent la publication de données économiques, retardée jusqu’alors.

Vers 20H45 GMT, le billet vert perdait 0,38% face à la monnaie unique européenne, à 1,1638 dollar pour un euro, et 0,43% face à la devise britannique, à 1,3189 dollar pour une livre.

«Le dollar s’affaiblit globalement en réaction à la fin du +shutdown+» américain, ont observé les analystes de Scotiabank.

Cela «semble refléter les inquiétudes des acteurs du marché quant à la teneur des données américaines qui recommenceront à être publiés prochainement», ajoutent-ils.

Le «shutdown» a placé de nombreux fonctionnaires fédéraux en congé forcé, notamment ceux qui compilent les indicateurs économiques phares.

«La plupart des données prendront un certain temps à être publiées, si tant est qu’elles le soient», ont souligné les analystes de Briefing.com.

Le principal conseiller économique de la Maison-Blanche a affirmé jeudi qu’un rapport officiel sur l’emploi en octobre aux Etats-Unis devrait finalement être publié, mais que celui-ci ne donnerait pas le taux de chômage.

«On aura en quelque sorte un demi-rapport sur l’emploi», a déclaré Kevin Hassett, conseiller du président Donald Trump.

D’après Patrick Munnelly, analyste de Tickmill, compte tenu des chiffres plus faibles observés dans de récentes enquêtes privées, «ce rapport pourrait étayer les arguments en faveur d’une baisse des taux» de la banque centrale américaine (Fed), ce qui pèserait par conséquent sur le dollar.

Certains responsables de la Fed ont cependant lourdement plaidé la prudence pour la suite, soulignant que l’inflation restait trop éloignée de l’objectif de 2% fixé par la Fed.

Ainsi, la présidente de l’antenne de la Fed à Boston Susan Collins, qui vote cette année sur les taux directeurs, a affirmé mercredi que «la barre (était) plutôt haute» pour envisager une nouvelle détente des taux à court terme, en disant qu’elle voudrait d’abord s’assurer que l’inflation décélère «durablement».

Ses propos ont eu un fort impact chez les acteurs du marché, qui sont actuellement partagés quant à une nouvelle réduction des taux de la Fed en décembre, selon l’outil de veille CME FedWatch. Ils étaient pourtant plus confiants la veille.

A lire aussi...