La livre stable avant la décision de la Banque d’Angleterre

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Vers 11h05, la livre britannique cédait 0,05% face au billet vert, à 1,3464 dollar pour une livre, et 0,09 % face à la monnaie unique européenne, à 83,43 pence pour un euro.

La devise britannique était stable jeudi, le marché attendant plus tard dans la journée à une hausse du taux directeur de la Banque d’Angleterre (BoE). Une première en plus de trois ans.

Selon les analystes, la BoE devrait porter son taux directeur à 4%, contre 3,75% actuellement. Avec la Banque nationale suisse (BNS), notamment, ce serait «l’une des dernières grandes banques centrales» à enclencher une hausse des taux, explique Michael Pfister, analyste chez Commerzbank.

La Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque centrale européenne (BCE) ou encore la Banque du Japon (BoJ) ont déjà engagé le mouvement face à une inflation mondialisée liée à la hausse des prix de l’énergie depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Au Royaume-Uni, «les responsables ont mis si longtemps pour deux raisons : ils espéraient que le choc inflationniste se révélerait finalement transitoire et ils n’étaient pas certains que l’économie réelle puisse supporter un resserrement de la politique monétaire», explique M. Pfister.

Renchérir le coût du crédit est en effet un frein à la croissance, mais à «un moment donné, le risque de resserrer la politique monétaire trop tard plutôt que trop tôt l’emportera sur les avantages», ajoute l’analyste. L’inflation au Royaume-Uni, qui a accéléré en septembre à 3,5% sur un an, pourrait frôler les 4% au début de l’année prochaine, soit près du double de la cible de la BoE, d’après l’Office for Budget Responsibility (OBR), l’organisme chargé des prévisions économiques britanniques.

L’économie du pays s’étant montrée plus résiliente qu’anticipé ces derniers mois, la BoE bénéficie d’une certaine marge de manoeuvre pour remonter les taux. Pour la livre, à moins d’une décision surprise au vu du consensus du marché «la réaction du marché dépendra davantage des nouvelles indications prospectives» de la BoE sur l’économie, explique Lee Hardman, analyste chez MUFG.

Vers 11h05 sur les marchés des changes, la livre britannique cédait 0,05% face au billet vert, à 1,3464 dollar pour une livre, et 0,09 % face à la monnaie unique européenne, à 83,43 pence pour un euro.

Le dollar américain se stabilisait également après «la vague de ventes déclenchée par les résultats des élections de mi-mandat aux États-Unis», souligne M. Hardman. La chute spectaculaire du pétrole et la perspective d’un blocage politique au Congrès après la victoire sans appel des démocrates avait plombé le dollar mercredi.

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