La BNS lance un projet contre les risques de cyberattaques

AWP

1 minutes de lecture

Développé au sein de l’EPFZ, Secure Swiss Finance Network est le fruit d’une collaboration avec le groupe de services financiers SIX.

La banque nationale suisse (BNS) lance un projet afin d’améliorer la résilience du système de paiement SIC (Swiss Interbank Clearing System) contre les menaces de cyberattaques. Développé au sein de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, il est le fruit d’une collaboration avec le groupe de services financiers SIX.

La crise pandémique a accéléré la numérisation de l’économie et de fait généralisé les risques de cyberattaques envers les principales institutions financières, estime la BNS lors d’une conférence sur le marché monétaire jeudi.

Dans ce contexte, la banque centrale a développé, en collaboration avec le groupe SIX, qui exploite notamment la Bourse suisse, un projet nommé Secure Swiss Finance Network (SSFN). Il vise à protéger le réseau autour du système de paiement SIC, mis en service en 1987, et qui centralise les paiements en Suisse.

«Le SIC sert au règlement des paiements de montants élevés, mais aussi au règlement des paiements de masse relatifs aux prestations des participants aux marchés financiers (virements, paiements par carte)», précise la BNS sur son portail en ligne.

Le réseau en développement SSFN est basé sur le protocole Scion, qui devrait permettre d’empêcher le réacheminement malveillant ou accidentel des données et réduire «considérablement» la menace d’attaques, que ce soit pour SIC ou pour d’autres institutions financières.

En parallèle, la BNS a relevé la tendance à l’instantanéisation des paiements en ligne depuis l’irruption du Covid-19. Et ce, du fait de l’explosion des applications mobiles. Un phénomène qui compte pour l’institution, puisque les transactions de détail prennent de plus en plus d’importance au sein du système SIC.

Pendant longtemps, l’accent a été mis «sur la sécurité des gros paiements interbancaires, car ils représentent environ 90% du chiffre d’affaires quotidien du SIC», explique la BNS.

Aujourd’hui toutefois, les paiements de détail, qui représentent déjà plus de 95% des transactions dans le système SIC, «devraient continuer à augmenter».

A lire aussi...