L’ex-associé de Patrick Drahi veut récupérer plus d’un milliard depuis la Suisse

AWP/AFP

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Armando Pereira, co-fondateur du groupe Altice aux côtés du milliardaire français, a déposé une requête en conciliation le 11 juillet auprès du tribunal de première instance de Genève.

Une procédure civile contre le milliardaire Patrick Drahi a été initiée en juillet en Suisse par son ancien associé Armando Pereira, a appris l’AFP auprès des avocats français de M. Pereira.

Une requête en conciliation a été déposée le 11 juillet auprès du tribunal de première instance de Genève. L’information a été confirmée par les avocats français d’Armando Pereira, le cabinet King & Spalding.

Avec Patrick Drahi, Armando Pereira est le co-fondateur du groupe Altice.

M. Pereira est suspecté dans une enquête portugaise de corruption.

L’ancien associé historique de M. Drahi soutient ainsi avoir investi à ses côtés dans plusieurs sociétés lui appartenant, notamment dans certaines filiales du groupe Altice.

Si l’homme ne possède pas de part dans ces sociétés, ses avocats affirment néanmoins que 20% à 22% des parts de Patrick Drahi dans ces filiales lui reviendraient.

En outre, les conseils de M. Pereira indiquent que les deux hommes ont investi en commun dans plusieurs biens, notamment un jet privé et un yacht.

Au total, le montant revenant à Armando Pereira pourrait s’élever au moins à 1,4 milliard d’euros, selon ses avocats.

Sollicité par l’AFP, le porte-parole de Patrick Drahi a indiqué ne pas avoir connaissance de cette procédure.

«La gesticulation procédurière ne saurait faire oublier les enquêtes judiciaires en cours pour lesquelles chacun sait qui sont les mis en cause (au premier rang desquels M. Pereira) et les victimes (Altice et Patrick Drahi)», a-t-il ajouté.

En août 2023, Patrick Drahi avait indiqué au cours d’une conférence qu’Armando Pereira ne détenait aucune part dans Altice. Il avait toutefois indiqué que l’homme détenait un droit de 20% sur ses investissements personnels.

Le mois précédent, un vaste coup de filet de la police portugaise avait conduit au placement en garde-à-vue de M. Pereira, dans le cadre d’une enquête sur des faits susceptibles de relever de la corruption.

Il est soupçonné d’avoir mis en place un réseau de fournisseurs douteux dans le but de détourner d’importantes sommes d’argent via la politique d’achats du groupe, ce qu’il conteste.

En France, une enquête pour des soupçons de corruption portant sur ces mêmes faits a été ouverte en septembre 2023.

Les deux enquêtes sont toujours en cours.

A la suite de ce scandale, M. Drahi avait déclaré se sentir «trahi et trompé par un petit groupe d’individus».

Plusieurs cadres au sein des filiales portugaise et américaine d’Altice avaient alors quitté le groupe.

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