L’Europe «bien placée» pour résister aux «chocs futurs», juge Lagarde

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«Nous devons faire face à des risques clés dont l’ampleur était imprévisible», déclare la présidente de la BCE. Mais «le pire n’est pas toujours certain et (...) nous avons été agréablement surpris», ajoute-t-elle.

L’Europe, sous les pressions liées aux droits de douane et à la guerre en Ukraine, est en mesure d’affronter les prochaines secousses économiques, a estimé jeudi la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde.

Avec une inflation dans la zone euro oscillant ces derniers mois autour de l’objectif de 2%, «nous sommes bien placés pour faire face aux chocs futurs», a déclaré Mme Lagarde, lors d’un débat au Fonds monétaire international (FMI).

«Nous devons faire face à des risques clés dont l’ampleur était imprévisible» a souligné Mme Lagarde, évoquant, entre autres, les pressions douanières et la guerre en Ukraine.

Mais «le pire n’est pas toujours certain et (...) nous avons été agréablement surpris», a-t-elle ajouté.

Il y a un an, la plupart des observateurs supposaient qu’une montée des droits de douane américains sur les exportations européennes, dont le taux a finalement été fixé à 15% après d’âpres négociations, entraînerait un choc majeur pour la croissance et un regain d’inflation dans la zone euro.

Le renforcement de l’euro face au dollar (+14% depuis le début de l’année) a notamment permis de réduire l’inflation importée.

«Certes, il y avait une part d’incertitude, mais finalement, elle n’a pas été aussi néfaste que nous l’avions prévu», a dit la présidente de la BCE.

«Notre politique monétaire n’a pas été confrontée au dilemme traditionnel entre le ralentissement de la croissance et la hausse de l’inflation», a-t-elle encore dit.

En début de semaine, le FMI a révisé en hausse sa prévision de croissance pour la zone euro pour 2025, à 1,2%, à la faveur de la santé éclatante de l’économie espagnole et d’un léger mieux en Allemagne et en France.

Jeudi, Christine Lagarde a aussi appelé à réduire les «obstacles que les entrepreneurs et les entreprises doivent franchir», dont une partie est «auto-infligée» par l’Union européenne et ses pays membres selon elle.

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