Devises: les transactions grimpent à 6600 milliards par jour

AWP

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Les volumes mondiaux n’atteignaient que 5100 milliards en moyenne en 2016, selon la Banque des règlements internationaux.

Les volumes échangés chaque jour au niveau mondial sur les devises ont nettement augmenté depuis 2016, selon l’enquête triennale de la Banque des règlements internationaux (BRI) publiée lundi, le dollar restant la monnaie dominante dans les opérations de gré à gré sur les changes.

En avril 2019, les volumes quotidiens de transactions sur les devises se montaient en moyenne à 6600 milliards de dollars, contre 5100 en 2016, a indiqué cette institution considérée comme la Banque centrale des Banques centrales, qui mène tous les trois ans une vaste enquête pour suivre les grands mouvements sur les marchés des changes.

Les trois monnaies les plus négociées restent le dollar, loin devant l’euro, dont le poids a toutefois légèrement augmenté, et le yen japonais, qui a au contraire vu sa part quelque peu fléchir sur fond de repli des transactions yen/dollar.

Le poids des devises des économies émergentes s’est de nouveau accru en faveur des monnaies asiatiques. Les transactions sur le dollar de Hong Kong, en particulier, ont plus que doublé au cours des trois dernières années, lui permettant de se hisser à la neuvième place des monnaies les plus échangées au niveau mondial, soit trois crans de plus qu’en 2016. Le won coréen, la roupie indienne et la roupie indonésienne sont également montés dans le classement.

Le renminbi a cependant connu une évolution comparable au reste du marché et cessé de grimper dans le classement, se maintenant à la huitième place des monnaies les plus échangées, avec un volume moyen par jour équivalent à 284 milliards de dollars. En quinze ans, la monnaie chinoise est passée de la 29ème à la 8ème place, selon les relevés de la BRI.

Parmi les grandes monnaies des économies émergentes, le peso mexicain a en revanche reculé de quatre places pour retomber au 15ème rang, la livre turque perdant également du terrain pour passer au 19ème rang, soit trois de moins qu’en 2016.

Les enquêtes triennales de la BRI visent à aider notamment les Banques centrales à suivre l’évolution du marché des changes. Réalisées tous les trois ans au mois d’avril, elles sondent leur évolution sur les marchés de gré à gré sur la base de données collectées dans 53 pays auprès de 1.300 banques et sociétés de négoce.

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