Croissance française: Goldman Sachs plus optimiste que les organismes publics

AWP/AFP

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La banque table sur une progression du PIB français de 0,4% au quatrième trimestre 2025, puis de 1,2% en 2026.

La banque d’affaires américaine Goldman Sachs a indiqué jeudi tabler sur une croissance de 0,4% de l’économie française au quatrième trimestre 2025, puis de 1,2% en 2026, des prévisions plus optimistes que celles des organismes publics du pays.

L’Insee, qui publiera le 30 janvier sa première estimation de la croissance du quatrième trimestre, prévoit pour le moment une progression de 0,2% pour cette période. La Banque de France s’attend à «au moins 0,2%».

Pour 2026, la Banque de France comme le gouvernement français envisagent une croissance de 1% du produit intérieur brut (PIB) du pays.

La prévision de croissance «monde» de la banque américaine pour 2026 dépasse aussi celle du consensus des économistes, à 2,8% contre 2,5%.

Alexandre Stott, économiste de Goldman Sachs pour l’Europe, a remarqué devant la presse le ralentissement de l’inflation dans le monde, favorable à des taux directeurs peu élevés.

Il note dans ce contexte «une vraie résilience de l’économie française», même si la croissance pour 2026 «resterait en dessous de ce qu’on voit dans d’autres pays du G10», comme le Canada, l’Espagne ou les Etats-Unis.

«La dissolution» de juin 2024 «a été un vrai choc de confiance», a souligné l’économiste, «mais la suite (de la séquence politique, NDLR) n’a pas eu un effet aussi fort».

M. Stott note aussi les nombreux «avantages structurels de la France»: «une économie diversifiée», équilibrée «entre industrie et services», «bien exposée» dans l’actuelle course mondiale au réarmement et qui bénéficie d’une énergie peu chère grâce au nucléaire.

La prévision de Goldman Sachs pour la France en 2027 est elle légèrement inférieure à celle du consensus: 0,9% contre 1,1%.

Des chiffres «prudents», a reconnu M. Stott, qui reflètent le risque d’une «hésitation dans l’économie» à l’approche de l’élection présidentielle de 2027.

Il s’attend par ailleurs à ce que le déficit public reste fixé à «un niveau trop élevé» de 5% du PIB en 2026 et 2027.

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