Coronavirus: le G7 fera tout ce qui est nécessaire pour restaurer la croissance

AWP

1 minutes de lecture

Les dirigeants des pays du G7 sont disposés à mobiliser «tous les instruments de politique économique» à leur disposition, que ce soit des mesures budgétaires et monétaires ou des actions ciblées.

Les dirigeants des pays du G7 se sont dits lundi «déterminés» à faire «tout ce qui est nécessaire» pour restaurer la croissance mondiale, qui vacille en raison de la pandémie de coronavirus.

Dans un communiqué commun, ils soulignent leur volonté de mobiliser «tous les instruments de politique économique» à leur disposition, que ce soit des mesures budgétaires et monétaires ou des actions ciblées, «pour soutenir immédiatement et autant que nécessaire les travailleurs, les entreprises et les secteurs les plus touchés».

La rapide propagation du nouveau coronavirus à travers le monde a contraint les gouvernements à mettre en oeuvre des mesures drastiques, telles que la fermeture des écoles, des bars et restaurants ou encore des mesures de confinement de la population et des arrêts de production.

Ces mesures radicales ont un impact direct sur l’économie mondiale. De nombreux économistes anticipent désormais une récession, ce qui provoque une chute vertigineuse sur les marchés boursiers mondiaux malgré les dernières annonces des banques centrales.

D’autant que si la récession de 2008-2009 avait une origine financière --l’effondrement des «subprimes», ces prêts immobiliers octroyés à la légère par les banques américaines--, la crise actuelle vient d’un choc externe touchant l’économie réelle et s’étend au fur et à mesure que les pays se calfeutrent.

«Nous sommes déterminés à travailler ensemble de manière résolue pour mettre en oeuvre ces mesures pour répondre à cette urgence internationale», ont souligné les dirigeants à l’issue d’une visioconférence.

L’objectif est non seulement de rétablir le niveau de croissance anticipé avant la pandémie, mais encore de poser les fondements d’une croissance future plus forte.

Les dirigeants ont en outre demandé à leur ministre des Finances respectif «de se coordonner toutes les semaines sur la mise en oeuvre de ces mesures et de mettre en place de nouvelles actions rapides et efficaces».

Ils leur recommandent également de travailler «en étroite collaboration» avec les organisations internationales telles que le Fonds monétaire international pour concevoir et mettre en oeuvre «promptement l’assistance financière internationale nécessaire pour permettre aux pays, notamment aux pays émergents et en développement, de faire face au choc sanitaire et économique».

Ils assurent qu’ils feront de leur mieux pour résoudre les perturbations des chaînes d’approvisionnement internationales et faciliter le commerce international qui avait été le moteur de la reprise mondiale après la crise de 2008.

Dans un post de blog publié lundi, la directrice générale du FMI Kristalina Georgieva a exhorté les gouvernements à agir de façon coordonnée pour stabiliser l’économie mondiale.

Elle a en outre rappelé que le FMI était en capacité de mobiliser 1.000 milliards de dollars de financement.

Malgré tous ces efforts de communication, face aux nombreuses incertitudes --quand la pandémie va s’arrêter, quel sera le bilan humain et économique?-- les Bourses ont continué de dégringoler lundi.

A New York, l’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, s’effondrait vers 14H00 GMT de 9,51%, à 20.981,67 points, après avoir perdu jusqu’à 12%. Il évolue à son plus bas niveau depuis mai 2017.

A lire aussi...