Chine: l’activité manufacturière continue de plonger en juillet

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L’indice des directeurs d’achat (PMI), baromètre du monde industriel, s’est établi à 49,3 en mai, selon le Bureau national des statistiques (BNS).

L’activité manufacturière chinoise s’est contractée en juillet pour le quatrième mois consécutif, en dépit de la trêve commerciale toujours en vigueur entre Pékin et Washington, selon des données officielles publiées jeudi.

L’indice des directeurs d’achat (PMI), baromètre du monde industriel, s’est établi à 49,3 en mai, selon le Bureau national des statistiques (BNS).

Un indice supérieur à 50 témoigne d’une croissance de l’activité manufacturière et, en deçà, d’une contraction.

Le PMI de juillet enregistre une baisse par rapport au mois de juin (49,7) plus marquée que les prévisions d’économistes interrogés par l’agence Bloomberg - qui tablaient sur un chiffre similaire au mois précédent.

«Le climat des affaires dans le secteur manufacturier s’est détérioré par rapport au mois précédent», explique Zhao Qinghe, statisticien au sein du BNS.

Cette baisse est «due à des facteurs tels que la période traditionnelle de faible activité dans l’industrie ainsi que les fortes températures, les pluies abondantes et les inondations dans certaines régions», ajoute-t-il.

Mais une analyse détaillée suggère «un affaiblissement de la demande», en particulier intérieure, écrit Zichun Huang, économiste chez Capital Economics.

L’indice PMI non manufacturier, qui mesure l’activité du secteur des services, a également légèrement baissé à 50, contre 50,1 en juin.

Longue crise de l’immobilier

La Chine peine à maintenir un élan économique solide depuis la pandémie, notamment en raison d’une demande intérieure atone plombée par une longue crise de l’immobilier.

La guerre commerciale lancée par le président américain, Donald Trump, pèse également sur son commerce extérieur - un des piliers de la croissance.

En début de semaine, les négociateurs de Pékin et de Washington se sont retrouvés à Stockholm, avec pour objectif de prolonger la pause de 90 jours négociée en mai à Genève.

Mais aucun accord durable n’a pour l’heure émergé de ces discussions, augurant de tensions commerciales persistantes pour le reste de l’année.

«Compte tenu du ralentissement continu des exportations et du manque d’urgence des dirigeants (chinois) à fournir un soutien politique supplémentaire», les chances d’une reprise économique au second semestre restent faibles, estime Zichun Huang.

Une série de catastrophes naturelles a également frappé la Chine cet été, dont une des pires inondations dans la capitale, Pékin, qui a fait des dizaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés.

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