Alpiq obtient l’aval du régulateur boursier pour une décotation

AWP

1 minutes de lecture

Le retrait de la place zurichoise surviendra le 17 décembre, au lendemain d’une ultime séance de négoce.

Alpiq a obtenu l’approbation de SIX Exchange Regulation pour son projet de décotation. Le retrait de la place zurichoise surviendra le 17 décembre, au lendemain d’une ultime séance de négoce, indique un communiqué publié mercredi.

L’offre publique d’achat (OPA) lancée par le Consortium des Minoritaires Suisses, EOS Holding SA et Schweizer Kraftwerksbeteiligungs-AG (SKBAG) a réduit le flottant du groupe à peau de chagrin et asséché les volumes de négoce, rappelle l’énergéticien valdo-soleurois. La décotation doit en outre permettre de réaliser des économies de l’ordre de plusieurs millions de francs.

Une fois décotés, les titres pourront continuer à s’échanger directement entre actionnaires ou par le biais de plateformes bancaires idoines, mais Alpiq prévient n’avoir aucune intention d’établir une place de négoce de gré à gré (OTC).

La société rappelle encore qu’il existe, moyennant l’aval d’au moins 90% des actionnaires, une possibilité de procéder à une fusion dite de retrait obligataire (squeeze out), débouchant sur le dédommagement en espèces des actionnaires minoritaires ainsi évincés.

Dans ses considérants quant à la décision de décotation, le régulateur de la Bourse suisse rappelle que l’offre émise sous l’égide de SKBAG a récolté 89,94 des titres et droits de vote d’Alpiq. L’actionnaire unique Merion Capital détenant 5,488%, la part en mains publiques représente désormais moins de 5% de l’ensemble du capital-actions.

Il devient difficile dans ces conditions de générer un trafic d’actions conséquent et d’y fixer un prix, poursuit SIX Exchange Regulation. Le gendarme bousier souligne encore qu’une décotation ne portera pas préjudice aux actionnaires minoritaires restants.

La Banque cantonale de Zurich (ZKB) se demande ouvertement si les titres qui échappent encore au consortium autour de SKBAG feront l’objet d’un négoce hors-Bourse et s’interroge sur les modalités tarifaires d’une éventuelle fusion de retrait obligatoire. L’établissement doute toutefois d’un impact sensible de la décision du jour au vu de la modestie du flottant restant, réparti de surcroît entre une poignée d’actionnaires.

A 10h22, la nominative Alpiq cédait 0,6% à 71,90 francs, dans un volume modeste de moins de 3000 échanges et à contre-courant d’un SPI en hausse de 0,31%.