2020 moins riche en IPO, selon les prévisions de Credit Suisse

AWP

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La volatilité élevée escomptée en raison des élections présidentielles aux Etats-Unis pourrait freiner l’activité.

Les banquiers d’investissement de Credit Suisse tablent sur un nombre d’introductions en Bourse (IPO) moins important cette année par rapport à 2019. La volatilité élevée escomptée en raison des élections présidentielles aux Etats-Unis pourrait freiner l’activité. D’autres dispositifs, comme les obligations vertes, devraient à l’inverse soutenir le négoce.

«Nous tablons sur une activité plus réduite en matière d’IPO par rapport à 2019, également comparée à la moyenne sur le long terme», a indiqué Jens Haas, directeur de la division Banque d’investissement Suisse au sein de l’établissement aux deux voiles.

«Au deuxième semestre le marché sera plus difficile pour les IPO», a indiqué le spécialiste en marge d’une conférence de presse. La volatilité complique en effet la fixation du prix. En outre, la plupart des entreprises qui étaient en mesure de réaliser une IPO ou le souhaitaient, l’ont fait au cours des dernières années.

Candidats déjà cités

Parmi les candidats possibles, M. Hass a commenté: «les candidats potentiels sont toujours cités». Le groupe industriel Metall Zug souhaite ainsi coter sa division d’électroménager V-Zug cette année. Selecta pourrait également se décider. L’entreprise Avaloq et le prestataires de services pour Visa VFS Global constituent également de potentiels candidats.

Au-delà des IPO, l’activité sera dynamisée par une transaction via constitution accélérée de livre d’ordres pour ABB. Dans un court laps de temps d’un à deux jours, des investisseurs vendent une certaine part de leur investissement à des institutionnels.

Cela s’est déjà produit pour Barry Callebaut, la famille Jacobs, actionnaire principal, a cédé par ce biais environ 10% de ses parts. Également chez SIG, le propriétaire a cédé une part. Ce genre de transaction permet plus de flexibilité et se réalise plus rapidement.

Les activités de fusions et acquisitions devraient se poursuivre, voire même s’accélérer, sous l’impulsion d’investisseurs dans le placement privé (Private Equity). Ces sociétés ont beaucoup de fonds propres et les capitaux externes sont abordables.

«Une transaction telle que la cession de la division Nestlé sur les soins de la peau pour 10 milliards de francs à des investisseurs du Private Equity n’aurait pas été possible il y a quelques années», a indiqué le spécialiste de Credit Suisse.

Les obligations vertes en bonne voie

Les affaires devraient augmenter pour les obligations vertes, des emprunts certifiés durables. Le marché pour de tels produits connaît actuellement une forte impulsion, même si leur part reste faible sur le montant total. En octobre, les obligations vertes pesaient mondialement pour une valeur d’environ 700 milliards de dollars. Cette année, les émissions devraient atteindre une valeur de 300 à 350 milliards.

Cet été, BKW a été la première entreprise cotée en Suisse à émettre un tel emprunt pour une valeur de 200 millions, grâce auquel elle compte financer la construction d’une petite centrale hydraulique et de l’éolien. Par la suite, la société immobilière Zug Estates, le canton de Genève ou l’assureur Swiss Life lui ont emboîté le pas.

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