Wall Street fait une pause après un trimestre étincelant

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Le Dow Jones cède 0,06%, le Nasdaq perd 0,47% et l’indice élargi S&P 500 recule de 0,23%.

La Bourse de New York a ouvert en recul mercredi, s’offrant un répit dans sa marche en avant effrénée des derniers mois, à l’approche d’un nouveau rapport sur l’emploi américain et de commentaires du nouveau patron de la Réserve fédérale (Fed).

Dans les premiers échanges, le Dow Jones cédait 0,06%, le Nasdaq perdait 0,47% et l’indice élargi S&P 500 reculait de 0,23%.

«Le deuxième trimestre a été l’un des plus solides jamais enregistrés» par la place américaine, relève auprès de l’AFP Adam Sarhan, du cabinet d’investissement 50 Park Investments.

«Après une très forte hausse, il est tout à fait normal et sain d’observer quelques prises de bénéfices», ajoute-t-il.

D’avril à juin, le Nasdaq a gagné plus de 21%, une progression qui n’avait plus été vue depuis la reprise historique du printemps 2020, juste après le krach dû à la pandémie de Covid-19.

Dans son sillage, la progression du S&P 500 a tutoyé les 15%, celle du Dow Jones les 13%.

«Les valeurs technologiques, qui ont atteint des sommets, ne s’effondreront pas» dans les prochains mois mais pourraient être «volatiles» vu leurs hauts niveaux de valorisation, prévient Jay Woods, de Freedom Capital Markets.

Il continue à décrire le marché comme haussier, bien qu’exposé à certains «vents contraires» comme les élections de mi-mandat aux Etats-Unis.

Adam Sarhan estime aussi qu’il reste une marge de progression des indices boursiers, «tant que l’économie américaine ne montre pas de signes de faiblesses».

Les investisseurs accueilleront jeudi le rapport officiel sur le marché du travail aux Etats-Unis. Il leur permettra de juger si la Réserve fédérale pourra se concentrer uniquement sur son mandat de lutte contre l’accélération de l’inflation.

L’enquête régulière ADP/Stanford Lab publiée mercredi leur a permis de prendre le pouls du secteur privé: les créations nettes d’emploi ont ralenti le mois dernier, selon ce baromètre.

En parallèle, Kevin Warsh, nouveau président de la banque centrale américaine, a dit l’institution mal à l’aise avec le niveau d’inflation dans le pays.

Les prix sont «trop élevés» aux Etats-Unis, a-t-il déclaré depuis un forum organisé par la Banque centrale européenne (BCE) à Sintra, au Portugal.

«Mais les actes sont plus éloquents que les paroles», juge Adam Sarhan.

Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à échéance dix ans restait proche de son niveau de la veille, à 4,47%.

Côté entreprises, le cours de Meta (+6,17% à 598,02 dollars) était propulsé par une information de l’agence Bloomberg annonçant que le groupe se prépare à lancer une offre d’informatique à distance ou «cloud».

Le groupe américain de vêtements et d’équipements sportifs Nike était en hausse, gagnant 1,66% à 41,72 dollars.

Son bénéfice net a été gonflé par un remboursement anticipé de droits de douane pour le quatrième trimestre de son exercice décalé. En revanche, le recul des ventes en Chine (-12% par rapport à un an plus tôt) est venu ternir ce trimestre.

La banque d’images Shutterstock (-30,73% à 9,65 dollars) dévissait après l’abandon de son projet de fusion avec l’agence Getty Images. Selon plusieurs médias, Getty s’est rétracté face aux conditions imposées par les autorités britanniques de la concurrence pour valider ce rapprochement.

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