Les marchés européens terminent sans éclat en l’absence de Wall Street, la tech grimpe

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Paris prend 0,33% et Milan 0,25%. Londres reste stable (-0,08%) et Francfort cède 0,15%. Zurich baisse de 0,81%, lesté par son poids lourd Novartis.

Les bourses européennes ont évolué sans éclat lundi, en l’absence de Wall Street fermée pour un jour férié, entre prix élevés de l’énergie et regain d’enthousiasme pour la tech.

Paris a pris 0,33% et Milan 0,25%. Londres est restée stable (-0,08%) et Francfort a cédé 0,15%. Zurich a baissé de 0,81%, lestée par son poids lourd Novartis.

«Faute d’impulsion en provenance de New York, il ne s’est pas passé grand-chose aujourd’hui», résume Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets. Les Bourses américaines étaient en effet fermées en raison du «Labor Day», jour férié aux États-Unis.

En Europe, le niveau élevé des prix de l’énergie a maintenu les places du continent sous pression. L’Europe est particulièrement dépendante des importations d’hydrocarbures pour son approvisionnement.

«L’escalade des tensions au Moyen-Orient et les informations faisant état d’attaques réciproques de navires entre les Etats-Unis et l’Iran dans le détroit d’Ormuz maintiennent les prix de l’énergie à la hausse», commente Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote.

L’Iran a menacé dimanche les Etats-Unis d’une réponse «plus rapide, plus intense et plus douloureuse». Sur le plan diplomatique, les négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient restent, elles, dans l’impasse.

Vers 15H50 GMT, le Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du pétrole, gagnait encore 1,52% à 97,74 dollars, et son équivalent américain, le WTI, prenait 1,69% à 93,03 dollars.

Le gaz européen, le contrat à terme du TTF néerlandais, grimpait lui de 1,89% à 73,31 euros le mégawattheure.

Feu vert pour la tech

«La nouvelle semaine commence un peu comme l’ancienne s’est terminée : avec un intérêt particulier pour les valeurs liées aux semi-conducteurs et à l’intelligence artificielle», relève Jochen Stanzl, analyste chez BNP Consors.

Les valeurs technologiques continuent en effet de profiter d’un «regain d’enthousiasme pour l’IA après qu’OpenAI a dévoilé GPT-6 Astra, son modèle le plus avancé à ce jour», souligne Ipek Ozkardeskaya.

Il serait capable, selon l’entreprise de San Francisco, de se servir seul d’un ordinateur et serait diffusé avec un dispositif pouvant l’arrêter s’il sort de son cadre.

En Europe, les valeurs liées au secteur des semi-conducteurs en ont profité. Infineon a pris 6,38%, tandis que Suss MicroTec gagnait 5,39% à Francfort et ASML 2,25% à Amsterdam. STMicroelectronics (+4,01%) et Soitec (+11,73%) se sont affichées en nette hausse à Paris.

Inflation et taux dans le viseur

Cette semaine, les investisseurs attendront la publication de l’indice des prix à la consommation (CPI) pour août aux Etats-Unis, considéré comme un élément essentiel avant toute décision de la Réserve fédérale américaine (Fed).

«La guerre en Iran a maintenu les prix des matières premières à des niveaux élevés ces dernières semaines, les prix de l’essence au détail sont élevés et le coût du diesel aux États-Unis a récemment atteint un niveau record, ce qui exercera une pression haussière sur l’indice des prix à la consommation», estime Kathleen Brooks, de XTB.

«Un chiffre élevé renforcerait nettement la probabilité d’un relèvement des taux de la Fed le 16 septembre», note John Plassard, analyste pour Cité Gestion Private Bank.

En Europe, l’attention se portera cette semaine sur la réunion de la Banque centrale européenne (BCE), qui pourrait relever son taux de référence d’un quart de point, à 2,5%, pour freiner l’inflation, au plus haut depuis trois ans en zone euro.

Or, cette perspective intervient alors que les taux d’intérêt flambent déjà partout sur le continent.

Le rendement allemand à échéance dix ans, référence en Europe, a atteint lundi en fin de séance 3,38% et évolue à des niveaux inédits depuis 2011.

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