Les marchés européens globalement dans le rouge avant l’inflation US et la BCE

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Paris recule de 0,25%, Francfort de 0,45% et Zurich de 0,22%, tandis que Milan grappille 0,25%. Seule Londres finit nettement dans le vert (+0,92%).

Les bourses mondiales évoluent majoritairement dans le rouge mercredi, à la veille de la publication des chiffres sur l’inflation américaine en novembre, tandis que le pétrole et l’or progressent, avec l’annonce d’un blocus américain visant le brut du Venezuela.

A New York, vers 16H50 GMT, le Dow Jones cédait 0,14%, l’indice Nasdaq 1,33% et le S&P 500 0,84%.

En Europe, Paris a perdu 0,25%, Francfort 0,45% et Zurich 0,22%, tandis que Milan a grappillé 0,25%. Seule Londres a fini nettement dans le vert (+0,92%), portée par la hausse de son important secteur pétrolier dans le sillage de la hausse des prix du baril.

Les investisseurs sont «entre deux eaux, au lendemain d’un rapport américain sur l’emploi qui n’a pas fait réagir et avant la publication des données de l’inflation», relève Charlotte de Montpellier, économiste de la banque ING.

Les marchés attendent jeudi de connaître l’indice des prix aux Etats-Unis pour le mois de novembre. Il s’agit du «dernier élément majeur entrant dans les calculs de fin d’année de la Fed», la Réserve fédérale américaine, explique Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote.

«Une inflation plus faible donnerait à la Fed davantage de marges de manoeuvre» pour baisser ses taux, poursuit l’analyste.

La veille, un rapport américain sur l’emploi mitigé en novembre ne leur a pas permis de préciser leurs anticipations sur la politique monétaire de la banque centrale américaine.

Dans ce contexte, le rendement à échéance dix ans de l’emprunt américain restait stable, à 3,49%, contre 3,48% la veille en clôture.

Autre rendez-vous de la semaine: la réunion de la Banque centrale européenne (BCE).

Cette réunion sera scrutée, après les propos de la membre du directoire, Isabelle Schnabel, possible successeure de Christine Lagarde à la présidence de la BCE, ayant indiqué partager «les attentes du marché selon lesquelles le prochain mouvement sera une hausse» des taux d’intérêt.

«Les investisseurs seront très attentifs au discours de Christine Lagarde, afin d’évaluer à quel point ce qu’a exprimé Isabelle Schnabel est répandue au sein du conseil des gouverneurs», selon Charlotte de Montpellier.

Côté obligataire, le rendement à échéance dix ans de l’emprunt allemand atteignait 2,86%, contre 2,84% la veille en clôture.

Pétrole en hausse en raison du blocus américain

Les prix du pétrole montent, après que le président américain Donald Trump a annoncé mardi un «blocus total» contre les pétroliers sous sanctions se rendant ou partant du Venezuela, renforçant la pression économique sur Caracas, en pleine crise entre les deux pays.

Le Venezuela a assuré que ses exportations de pétrole brut se poursuivaient «normalement» en dépit du «blocus» imposé par M. Trump.

Dans ce contexte, vers 16H50 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord prenait 1,75% à 59,95 dollars, et son équivalent américain, le WTI gagnait 1,76% à 56,24 dollars.

Les entreprises pétrolières ont grimpé en Bourse, à l’image de Shell (+1,37%) et BP (+0,77%) à Londres. TotalEnergies a pris 1,16% à Paris.

Les cours du pétrole restent toutefois à un niveau bas: avant de remonter sous l’effet de l’annonce du blocus, le WTI était tombé mardi à son plus bas niveau depuis cinq ans en raison d’avancées dans les négociations sur l’Ukraine.

L’once d’or prenait 0,60% à 4.326,61 dollars, poussée par ce regain de tension.

Départ du patron de Continental

Le patron de Continental (-1,20% à Francfort), Nikolai Setzer, va quitter le groupe à la fin de l’année, remplacé par Christian Kötz, actuel responsable des pneumatiques, selon une décision mercredi du conseil de surveillance, qui s’inscrit dans le cadre du recentrage du groupe sur le secteur des pneus.

Warner dit non à Paramount

Warner Bros Discovery (WBD) reculait de 1,02% à Wall Street après avoir rejeté la contre-offre de son concurrent Paramount Skydance (-4,69%) et préféré l’offre de rachat de Netflix (+1,31%).

La proposition de Paramount, qui valorisait Warner Bros à 108 milliards de dollars, «n’est pas dans l’intérêt de WBD», a fait savoir la société de distribution et de production de films dans un communiqué, recommandant à ses actionnaires de privilégier l’offre de Netflix.

Cette dernière ne propose, elle, d’acquérir que le studio de cinéma Warner Bros et l’ensemble HBO (chaînes et plateforme de streaming HBO Max), pour 82,7 milliards de dollars dette comprise (72 hors dette).

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