Les marchés européens en ordre dispersé dans un paysage géopolitique en mutation

AWP/AFP

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A Francfort, le DAX termine sur un nouveau record à 25’122,26 points, en hausse de 0,92%. Paris finit stable (-0,04%), tout comme Zurich (+0,01%). Londres recule de 0,74%.

Les bourses mondiales évoluent en ordre dispersé mercredi dans une séance animée par des indicateurs économiques aux Etats-Unis, tandis que les investisseurs naviguent dans un paysage géopolitique en mutation.

A la Bourse de New York, au lendemain d’un double record pour le Dow Jones et le S&P 500, les indices étaient hésitants: le Nasdaq, indice à dominante technologique, prenait 0,73% vers 17H30, le S&P 500 gagnait 0,27%, tandis que le Dow Jones cédait 0,15%.

Parmi les données publiées mercredi, le marché a pris connaissance du rapport mensuel ADP/Stanford Lab, qui a fait état de 41’000 créations nettes d’emplois dans le secteur privé en décembre aux Etats-Unis, un peu moins que ce qui était attendu par le marché (47’000).

«Les différentes statistiques publiées confirment la faible dynamique à l’oeuvre sur le marché du travail américain», commente Bastien Drut, responsable de la stratégie et des études économiques de CPR AM.

Le marché de l’emploi aux Etats-Unis reste sur un «équilibre précaire avec un taux d’embauche à son plus bas niveau depuis 15 ans mais un taux de licenciement qui reste très faible», résume-t-il.

Ces données ne sont toutefois qu’une «mise en bouche avec le gros rapport de vendredi» qui permettra d’en savoir plus sur l’avenir de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), commente Andrea Tueni, responsable de la relation clients et des activités de marchés de Saxo Bank.

Plus le marché du travail est faible, plus une baisse des taux de la banque centrale américaine (Fed) se justifie.

Sur le marché de la dette, le rendement de l’emprunt américain à dix ans était quant à lui en baisse, à 4,14%, contre 4,17% à la clôture mardi. Son équivalent allemand, référence en Europe, baissait à 2,81%, après 2,84% mardi.

Les bourses européennes ont quant à elles terminé en ordre dispersé, à l’issue d’une séance marquée par les records en séance (25’122,46 points) puis en clôture (25’122,26 points) de l’indice vedette allemand, le Dax, tiré les valeurs de la défense et de l’industrie, recherchées en raison des tensions géopolitiques alimentées par les Etats-Unis à l’encontre du Venezuela et autour du Groenland.

Francfort, qui a conclu la séance en hausse de 0,92%, a devancé Paris, qui a terminé stable (-0,04%), tout comme Zurich (+0,01%) et Londres, qui a cédé 0,74%. Ailleurs en Europe, Milan a reculé de 0,43% et Madrid de 0,29%.

Dans le secteur de la défense, Rheinmetall a bondi de 4,85%, Hensoldt a pris 5,91%, Renk 3,79%, Thyssenkrupp 6,79%, Thales 8,31%, Saab 5,26% et Leonardo 5,09%.

Le baril recule, les pétrolières suivent

Le pétrole cédait du terrain après que Donald Trump a déclaré mardi que le Venezuela allait «remettre» jusqu’à 50 millions de barils de pétrole aux États-Unis, affirmant qu’il contrôlerait les revenus générés en tant que président américain.

Ces éventuels barils supplémentaires de brut en vente sur le marché s’ajouteraient à une offre d’or noir déjà jugée excédentaire par rapport à la demande.

Le ministre américain de la Défense a par ailleurs clamé mercredi que le blocus américain du pétrole vénézuélien était en vigueur «partout dans le monde», dans une réaction à l’annonce de la saisie dans l’Atlantique Nord, près de l’Islande, d’un pétrolier battant pavillon russe.

Vers 17H30 GMT, le baril de WTI nord-américain perdait 1,72% à 56,15 dollars et celui de Brent de la mer du Nord 1,07% à 60,05 dollars.

Les entreprises du secteur ont reculé mécaniquement.

En Europe, TotalEnergies a perdu 2,78%, Shell 3,33%, Eni 4,65% et Repsol 2,28%. Aux Etats-Unis, Chevron reculait légèrement de 0,38%, Exxon Mobil cédait 1,43% et ConocoPhillips 1,97%.

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