Les marchés européens dans le vert alors que le dollar chute

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Paris prend 0,27%, Londres 0,58%, Milan 1,09% et Zurich 0,56%. Seule Francfort finit en légère baisse (-0,15%).

Les bourses mondiales vont majoritairement de l’avant mardi, l’oeil sur la réunion de la Réserve fédérale américaine et une salve de résultats d’entreprises, tandis que le dollar évolue à son plus bas niveau depuis 2021 par rapport à l’euro et à la livre sterling.

En Europe, la Bourse de Paris a pris 0,27%, Londres 0,58%, Milan 1,09% et Zurich 0,56%. Seule Francfort a fini en légère baisse (-0,15%).

A New York, vers 17H50, le Nasdaq prenait 1,02% et le S&P 500 0,52%, atteignant ainsi un nouveau record en séance. Le Dow Jones perdait 0,62%, plombé par la chute de son poids lourd, l’assureur UnitedHealth.

Le principal rendez-vous de la semaine est la première réunion de l’année de la Réserve fédérale américaine, qui débute mardi.

Elle se tient dans un contexte particulier: le président de l’institution Jerome Powell a révélé début janvier l’existence d’une procédure lancée par le ministère de la Justice contre lui. Il a dénoncé une énième tentative d’intimidation de la Fed par l’exécutif.

Le président américain Donald Trump réclame en effet depuis plusieurs mois une forte baisse des taux d’intérêt et multiplie les attaques verbales contre Jerome Powell, dont le mandat prend fin en mai.

«Cette escalade, qui menace l’indépendance et la crédibilité de la banque centrale américaine, pourrait amener les responsables à serrer les rangs et afficher leur unité», relève Michael Krautzberger, directeur des investissements pour les marchés cotés d’Allianz GI.

Toutefois, «la majorité des acteurs du marché s’attendent à ce que la Fed conserve ses taux d’intérêt actuels», relève Patrick Munelly, analyste pour Tickmill Group.

Du côté du marché de la dette, le rendement américain à échéance dix ans restait stable à 4,21%. Son équivalent à échéance deux ans était de 3,57%, contre 3,59% précédemment.

Le dollar recule encore, les métaux précieux recherchés

Dans ce contexte tendu, le dollar poursuit sa chute, après avoir déjà reculé lundi, atteignant des niveaux pas vus depuis 2021 contre la monnaie unique européenne et la livre sterling.

Vers 17H50, il cédait 0,88%, à 1,1984 dollar pour un euro et 0,78% à 1,3786 dollar pour une livre sterling. Depuis le début de l’année, le dollar perd près de 2% face à la monnaie unique européenne.

Les tensions commerciales, monétaires et géopolitiques, conséquences de la politique de Donald Trump, «menacent l’attrait du dollar comme monnaie de réserve», tout comme «l’explosion de la dette» des États-Unis, explique Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank.

Les investisseurs «se diversifient et veulent réduire globalement leur exposition aux actifs américains, et donc au dollar, où il n’y a que des coups à prendre face à une gouvernance imprévisible», justifie à l’AFP François Dossou, directeur de la gestion actions chez Sienna IM.

L’or et l’argent s’affichent en revanche toujours en hausse, après avoir battu de nouveaux records lundi. Les deux métaux jouent à fond leur rôle de valeur refuge depuis plusieurs jours, face aux incertitudes et à la perte d’attrait du dollar.

Vers 17H50, l’or gagnait 1,69% à 5.093,30 dollars l’once et l’argent grimpait de 4,59% à 108,54 dollars.

Salve de résultats d’entreprises

Les investisseurs digèrent aussi une nouvelle salve de résultats aux États-Unis.

Côté gagnants, General Motors (+9,07% à 86,63 dollars) a constaté une importante perte nette au quatrième trimestre, due à des charges exceptionnelles liées au redimensionnement de son activité de véhicules électriques, mais prévoit des bénéfices en hausse sur l’année 2026.

Le groupe aéronautique Boeing (+1,26% à 251,32 dollars) a publié mardi son premier bénéfice net annuel depuis 2018, à 1,89 milliard de dollars, dû à un gain exceptionnel de près de 10 milliards de dollars lié à la cession de Digital Aviation Solutions.

L’assureur UnitedHealth (-18,78% à 285,73 dollars) souffre lui de la faible évolution des remboursements prévus par les autorités fédérales pour les programmes d’assurance-maladie Medicaid et Medicare, qui devraient augmenter de seulement 0,09% en 2027.

A suivre, les grands noms de la tech plus tard dans la semaine. Microsoft, Meta et Tesla partageront leurs performances trimestrielles après la clôture de Wall Street mercredi, et Apple fera de même jeudi.

En Europe c’est LVMH (-0,22%), le numéro un mondial du luxe, qui a publié ses résultats annuels mardi soir à Paris, et le fabricant de machines pour l’industrie des semi-conducteurs ASML (+3,36%) mercredi à Amsterdam.

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