La blockchain au service de l’intelligence collective

Salima Barragan

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Serge Komaromi de BOS Platform explique comment doter une communauté autonome d’un système de gouvernance optimal.

Ce mardi 12 novembre 2019, la fondation suisse BOS Platform organise un événement au Campus Biotech à Genève pour présenter son projet Bosagora, suivi d’un showcase de Defora. Defora est le «consensus mechanism» qui organisera la prise de la décision au sein de la communauté autonome des détenteurs du BOA, monnaie de l’écosystème de Bosagora. Entretien avec Serge Komaromi, fondateur de BOS Platform.

Comment vous définissez-vous?

Notre but est de mettre au service de la communauté une super plateforme Blockchain décentralisée permettant à son écosystème d’utiliser ses services et fonctionnalités futures grâce à la monnaie commune du projet, le BOA. Nous nous considérons comme une cryptomonnaie de deuxième génération dans le sens où notre «white Paper» institue le parlement de notre communauté, le Congrès. Grâce à des smart contracts, ses membres pourront prendre des décisions allant de la direction générale du projet jusqu’au moindre détail technique. Ils se détermineront aussi sur les nouvelles «DApps» (applications décentralisées) proposées et surtout, s’ils votent en leur faveur, Bosagora les financera grâce au «Common’s Budget», une autre fonctionnalité qui permettra à cet écosystème de parvenir à l’autonomie complète.

«Des contributeurs de plus de 95 pays ont montré leur intérêt
en participant au financement de BOS Platform.»
Bosagora est un projet multinational, quelle est sa finalité?

Effectivement notre fondation est basée à Zug, dans la Crypto Valley, et l’équipe de développement se trouve à Séoul. Mais en fait, notre projet est global: lors de notre ICO, des contributeurs de plus de 95 pays ont montré leur intérêt en participant au financement de BOS Platform. Nos équipes totalisant 24 personnes de 10 pays ont de grandes ambitions au plan technique: parvenir à un haut degré de sécurité sans compromis sur la vitesse d’exécution des transactions. Mais ce ne sont que des outils. Aujourd’hui, il n’est pas de cause plus urgente que de «faire quelque chose» et prendre des mesures pour s’adapter aux inévitables bouleversements qui se profilent à bien des niveaux pour l’humanité. Genève, en tant qu’un des centres mondiaux de la gouvernance internationale mais aussi de la finance durable et de l’aide au développement, est idéal pour discuter d’exemples concrets et bientôt de projets pilotes d’applications dans ce domaine, qui bénéficieraient des fonctionnalités avancées de notre plateforme.

Pouvez-vous définir en quelques mots les contours de l’application d’aide à la décision Defora?

Defora a été développé par notre partenaire stratégique Kosac, une start-up sud-coréenne spécialisée dans le chiffrement homomorphique. L’application jouera un rôle crucial et intégral dans l’établissement de tout le processus de délibération et de prise de décision, le vote et le suivi de l’ensemble de la vie de notre écosystème. Le showcase démontrera comment parvenir à libérer l’intelligence collective grâce à l’élimination de tous les biais et en utilisant de manière ingénieuse la Blockchain et des Tokens qu’ils ont appelés des «Voices». Un processus démocratique qui va jusqu’au fond des choses, notamment grâce au strict maintien de l’anonymat des votants.