Zurich Insurance croît au premier trimestre

AWP

3 minutes de lecture

Dans l’assurance Dommages et accidents (P&C), la plus importante activité du groupe, les primes brutes progressent de 17% à 15,6 milliards de dollars. L’action clôture sur un bond de 4,1%.

Tiré par ses activités non-vie, l’assureur Zurich Insurance a enregistré une nouvelle croissance de ses primes au premier trimestre 2026. Grâce au rachat de l’assureur spécialisé britannique Beazley, le groupe s’estime bien positionné pour atteindre, voire dépasser les objectifs fixés pour 2027.

Entre janvier et mars, les primes brutes dans l’assurance Dommages et accidents (P&C) ont bondi de 17% pour atteindre 15,6 milliards de dollars, a rapporté mercredi l’assureur zurichois dans un communiqué. Cette hausse s’explique en partie par le net affaiblissement du dollar. Corrigée des effets de change et des acquisitions, la croissance reste néanmoins solide, à 8%.

De son côté, l’assurance vie a évolué conformément aux attentes. Les primes brutes y ont crû de 5% à 9,9 milliards.

Quant au partenaire américain Farmers, auquel Zurich fournit des services, il a vu ses primes brutes monter de 4% à 7,7 milliards de dollars.

«Tous nos secteurs d’activité ont enregistré un excellent début d’année, avec une accélération de la croissance dans certains domaines et segments de clientèle ciblés, tels que les assurances spécialisées, le secteur des entreprises de taille moyenne (Middle Market) et les produits de prévoyance», a déclaré la directrice financière Claudia Cordioli lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes.

Zurich Insurance n’a pas subi de conséquences du conflit au Moyen-Orient. «Nous ne servons qu’un nombre limité de clients dans cette région», a précisé la directrice financière. Elle a également souligné que l’assureur était peu actif dans le secteur du transport de marchandises, tandis que les risques de guerre sont généralement exclus des produits d’assurance standards.

Par ailleurs, peu de catastrophes naturelles susceptibles de peser lourdement sur les comptes de Zurich se sont produites au premier trimestre, selon Mme Cordioli. Concernant les risques naturels, la responsable des finances a évoqué la tempête «Kristin», qui a touché le Portugal en janvier et causé d’importants dégâts également en Espagne.

Toutefois, les coûts supportés par Zurich sont restés limités, a-t-elle ajouté. Il en va de même pour le dramatique incendie survenu dans la nuit de la Saint-Sylvestre à Crans-Montana.

Objectifs en bonne voie

Zurich Insurance ne publie traditionnellement pas son bénéfice au premier trimestre. Concernant les objectifs fixés jusqu’en 2027, Mme Cordioli estime que le groupe est toujours bien positionné pour les atteindre, voire les dépasser. L’accent est notamment mis sur un rendement des fonds propres supérieur à 23%.

Les perspectives offertes par l’acquisition de l’assureur spécialisé britannique Beazley seront intégrées dans la prochaine période stratégique 2028-2030. Grâce à cette opération, Zurich ambitionne de devenir un leader mondial de l’assurance spécialisée dans des domaines tels que la cybersécurité, les infrastructures ou les énergies renouvelables.

Après l’approbation de la fusion par les actionnaires britanniques fin avril, il ne manque plus que les autorisations réglementaires ainsi que le feu vert d’un tribunal britannique. Zurich vise toujours une finalisation du rachat au second semestre 2026.

L’action à la fête

Dans l’ensemble, les analystes ont salué la hausse des volumes de primes de l’assureur zurichois. Pour Jefferies, le marché n’avait pas anticipé une telle croissance de l’activité d’assurance non-vie de Zurich Insurance avant la publication des résultats.

Les acteurs du marché s’attendaient à un ralentissement de la tarification suite aux hausses de primes de ces dernières années et, par conséquent, à des taux de croissance plus faibles pour l’activité du groupe.

Les investisseurs ont accueilli ces résultats du premier partiel avec enthousiasme. L’action Zurich Insurance s’est adjugée aisément l’étape de mercredi, à la grâce d’un bond de 4,1% à 563,00 francs, dans un SMI en hausse de 0,71%.

 

Zurich Insurance tiré par ses activités non-vie

Zurich Insurance a connu une forte progression de ses recettes de primes dans l’assurance Dommages et accidents (P&C) au premier trimestre 2026. Le groupe ne s’attend pas à des conséquences du conflit au Moyen-Orient sur ses activités.
Dans l’assurance Dommages et accidents (P&C), l’affaiblissement du dollar a largement contribué à la croissance de 17% annoncée, selon un communiqué de l’assureur zurichois paru mercredi.
La croissance a été largement répartie entre les régions, avec un bond notable de 25% sur un an à 1,0 milliard de dollars en Amérique latine. Dans cette région, de solides performances commerciales ont été enregistrées dans tous les segments, notamment dans l’assurance automobile au Mexique.
Dans la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA), les primes brutes ont progressé de 18% à 8,0 milliards de dollars. Cette performance reflète une croissance généralisée tant en assurance des particuliers qu’en assurance des entreprises. La croissance en assurance des entreprises a été portée par les solides performances du marché des PME, notamment en Allemagne, au Benelux et en Espagne. Dans le secteur des assurances de particuliers, la croissance a été principalement attribuable à la dynamique soutenue de l’assurance automobile dans tous les pays.
En Amérique du Nord, les primes brutes ont progressé de 15% sur un an à 5,9 milliards. Cette hausse a été soutenue par la croissance des activités spécialisées, notamment grâce à la dynamique soutenue de l’assurance construction, et par l’expansion continue sur le segment des moyennes entreprises.
En Asie-Pacifique, les primes brutes ont augmenté de 8% sur un an à 1,1 milliard, grâce à la croissance continue des activités d’assurance de particuliers dans toute la région, en particulier de l’assurance automobile au Japon et en Malaisie.
Le groupe s’estime bien positionné pour atteindre, voire dépasser les objectifs fixés pour 2027. Son exposition directe au conflit au Moyen-Orient reste limitée et ne prévoit pas d’impact significatif sur l’évolution de ses activités.

A lire aussi...