JPMorgan Chase enquête sur des fraudes liées aux prêts-COVID aux USA

AWP

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«Nous avons observé des agissements ne répondant pas à nos principes de conduite des affaires et à nos principes éthiques, et qui pourraient même être illégaux», signalent les dirigeants.

La banque américaine JPMorgan Chase a indiqué mardi avoir repéré des agissements potentiellement délictueux parmi ses clients et certains de ses employés sur l’utilisation de prêts accordés par le gouvernement aux PME dans le cadre de la pandémie.

«Nous avons observé des agissements ne répondant pas à nos principes de conduite des affaires et à nos principes éthiques, et qui pourraient même être illégaux», écrivent les dirigeants de l’établissement de Wall Street dans un message adressé à ses employés et transmis à l’AFP.

Seraient concernés l’utilisation du programme baptisé «Paycheck Protection Program» (PPP), qui verse de l’argent aux petites et moyennes entreprises s’étant engagées à conserver leurs salariés pendant la pandémie, des allocations chômage et d’autres programmes mis sur pied dans le cadre d’un gigantesque plan de relance au printemps.

La banque assure faire «tout ce qu’elle peut» pour identifier les éventuelles fraudes et s’est engagée à «coopérer avec les autorités quand cela est approprié».

Mais elle appelle aussi ses salariés à être «vigilants» et à faire part d’éventuels soupçons à leur supérieur hiérarchique ou à un numéro spécial, anonymement s’ils le désirent.

S’il a permis à des millions d’entreprises de garder la tête hors de l’eau au début de la pandémie, le programme de prêts aux PME est aussi entaché depuis son lancement par plusieurs controverses.

Sa mise en oeuvre rapide, destinée à apporter promptement de l’aide aux entreprises touchées du jour au lendemain par la pandémie, l’a notamment rendu plus vulnérable aux éventuels abus.

Plusieurs milliardaires, dont le rappeur Kanye West ou l’artiste Jeff Koons, mais aussi des fonds d’investissements ou des chaînes de restaurants, ont ainsi été blâmés pour avoir bénéficié de cet argent plutôt destiné aux petites sociétés.

Les autorités ont également engagé des poursuites contre plusieurs patrons ayant profité du programme pour acheter voitures de luxe, montres de prestige et autres biens n’ayant rien à voir avec la préservation de l’emploi.

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