Banque Profil de Gestion veut renouveler sa direction après la fusion

AWP

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La directrice générale Silvana Cavanna va démissionner. BPDG prévoit un «un plan ciblé de réduction des coûts» qui devrait «accélérer le retour de l’entité fusionnée à la profitabilité».

Banque Profil de Gestion (BPDG), qui doit s’unir à One Swiss Bank (OSB), veut partiellement renouveler la direction de l’établissement fusionné et poursuivre les réductions de coûts, a annoncé mercredi la banque genevoise. Afin de bloquer le processus de fusion, des actionnaires minoritaires ont alerté le gendarme financier helvétique.

«La direction de la banque fusionnée sera partiellement renouvelée et complétée par une nouvelle équipe ayant fait ses preuves au sein d’OSB, notamment dans sa capacité d’acquisition de nouvelles masses d’actifs sous gestion», a précisé BPDG dans un communiqué, ajoutant que l’objectif était de plus que doubler les avoirs sous gestion.

Dans ce contexte, la directrice générale Silvana Cavanna va démissionner. Le président Fulvio Pelli doit quant à lui être remplacé par Geneviève Berclaz à l’assemblée générale du 20 avril, comme annoncé fin mars.

La banque veut également avancer au niveau des économies, avec un «un plan ciblé de réduction des coûts» qui devrait «accélérer le retour de l’entité fusionnée à la profitabilité».

Les deux établissements avaient annoncé leur fusion début novembre 2020. L’opération impliquera le paiement par BPDG d’un dividende extraordinaire de 8 millions de francs, la cession par Banca Profilo des 60,4% détenus dans BPDG aux actionnaires d’OSB et le rachat par la banque genevoise de 100% du capital d’OSB, suivie de la fusion par absorption d’OSB par BPDG.

La Finma appelé à la rescousse

Opposés dès le départ à cette transaction, des actionnaires minoritaires réunis autour du family office sédunois Symphony - représentant plus de 15% du capital-actions de BPDG - ont envoyé fin mars un courrier à l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma). Dans cette missive, ils enjoignent le régulateur à ne pas «agréer» l’opération et de faire «toute la lumière» sur l’affaire.

La fusion telle que proposée «va à l’encontre des intérêts de la banque, de ses créanciers et de ses actionnaires minoritaires», affirment ces investisseurs dans le courrier que s’est procuré AWP.

La transaction n’aurait pour but que d’avantager Banca Profilo, actionnaire majoritaire de BPDG. Selon les opposants, l’établissement italien va céder sa participation au prix très favorable de 4,57 francs par action, alors que le titre était échangé jeudi à 13h15 à la Bourse suisse à 2,50 francs, chutant de 10,7%.

Cela se fera au détriment de la trésorerie de la banque genevoise, qui accumule les avertissements sur résultats depuis des années, rappellent les minoritaires, affirmant que BPDG ne réunit plus le critère essentiel de l’activité irréprochable tel que stipulé dans la loi fédérale sur les banques.

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