BancaStato se lance dans la cryptomonnaie aux côtés de Sygnum et Avaloq

AWP

1 minute de lecture

Il est question de la pertinence des banques auprès des jeunes investisseurs, ainsi que de leur transformation progressive en portes d’entrée vers la finance numérique, a confié Fritz Jost, directeur des activités B2B de Sygnum.

La Banque cantonale du Tessin (BancaStato) se lance dans la cryptomonnaie en intégrant les services du gestionnaire d’actifs numériques Sygnum et de la plateforme technologique Avaloq. Il est question de la pertinence des banques auprès des jeunes investisseurs, ainsi que de leur transformation progressive en portes d’entrée vers la finance numérique, a confié Fritz Jost, directeur des activités B2B de Sygnum, à l’agence AWP.

Le négoce du bitcoin (BTC), de l’ethereum (ETH), du litecoin (LTC) et du solana (SOL) sera désormais possible pour les clients de la banque tessinoise directement depuis les applications d’e-banking existantes de l’établissement cantonal, rapporte un communiqué signé conjointement par BancaStato, Sygnum et Avaloq, transmis à AWP.

Les actifs numériques des clients sont conservés dans la solution de dépôt de qualité institutionnelle de Sygnum. BancaStato rejoint ainsi plus de 25 autres banques et institutions financières internationales sur la plateforme de la société zurichoise.

«Nous constatons une demande croissante de la part d’un large éventail d’investisseurs suisses souhaitant bénéficier d’un accès simple et réglementé aux actifs numériques par l’intermédiaire de leur banque de confiance», souligne M. Jost.

Ces dernières ne spéculent pas sur l’existence de la demande, mais «elles constatent depuis plusieurs années des sorties de fonds transitant par leurs propres infrastructures de paiement vers des plateformes d’échange de cryptomonnaies», alarme le directeur.

Aujourd’hui, «il s’agit encore d’une innovation susceptible d’attirer de nouveaux clients». Dans quelques années, «elle sera simplement devenue une fonctionnalité attendue par la clientèle. Les banques les plus visionnaires choisissent d’agir tant que cette offre constitue encore un facteur de différenciation».

Volatilité indomptable

Selon M. Jost, le canal bancaire réduit les risques liés à l’accès à l’investissement, mais pas ceux inhérents à l’actif lui-même. La volatilité demeure, mais les risques liés à la conservation des actifs (custody), au risque de contrepartie et à la fraude sont largement réduits, voire éliminés. «C’est précisément la différence entre la spéculation sur une plateforme offshore et un investissement réalisé par l’intermédiaire de sa banque habituelle.»

Le négoce n’est que le premier chapitre, annonce le directeur. «Les prochaines étapes naturelles sont l’intégration de services crypto plus avancés, tels que les plans d’épargne, l’immobilisation de crypto (staking) et les transferts, suivis par les stablecoins réglementés et la monnaie tokenisée (jetons), qui serviront de passerelle entre les paiements traditionnels et les infrastructures blockchain.

Les cryptomonnaies intégrées dans les applications bancaires constituent ainsi un point d’entrée, et non une destination finale. «La même infrastructure réglementée qui permet aujourd’hui à un client d’acheter du Bitcoin permettra demain d’accéder à des obligations, des fonds et de l’immobilier tokenisés», étoffe M. Jost. Progressivement, la distinction entre les actifs traditionnels et les actifs numériques disparaîtra, car à terme, «tous les actifs seront numériques dans leur forme».

A lire aussi...