Axa bien engagé dans le financement de son rachat de XL

AWP

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L’entrée en Bourse de la filiale américaine est «positive pour la capitalisation» du groupe, selon Moody’s.

L’assureur français Axa a fait un pas important dans le financement de son rachat pour 12 milliards d’euros de l’assureur bermudien XL après l’introduction en Bourse jeudi de sa filiale américaine, juge vendredi l’agence de notation Moody’s.

Cette entrée en Bourse est «positive pour la capitalisation» du groupe et «aide à sécuriser le financement de la transaction XL», écrit dans une note Antonello Aquino, directeur associé chez Moody’s.

Axa a annoncé avoir levé 2,75 milliards de dollars à l’occasion de l’entrée à Wall Street de sa filiale américaine, Axa Equitable Holdings, soit moins que prévu initialement.

Mais cette opération, qui se combine avec une émission d’obligations pour 750 millions de dollars, «va sécuriser de manière substantielle l’acquisition prévue du groupe XL», ajoute Moody’s. L’agence évalue désormais à 11 milliards d’euros les fonds réunis à ce stade par l’assureur pour financer son rachat, dont le montant total avoisine les 12,4 milliards.

Axa se réserve par ailleurs la possibilité de vendre une vingtaine de millions d’actions supplémentaires de sa filiale américaine dans un délai d’un mois, ainsi que d’émettre de nouveaux titres de dette, ce que pourrait lui permettre de recevoir plus d’un milliard d’euros supplémentaire, souligne Moody’s.

En conséquence, les risques d’exécution entourant le financement de XL et le besoin éventuel pour Axa de piocher dans ses réserves pour combler un manque «ont largement disparu», juge l’agence de notation.

«Nous voyons aussi l’entrée en Bourse, qu’Axa a présentée comme une première étape vers une vente complète de ses activités aux Etats-Unis, comme un élément positif pour la capitalisation économique du groupe et son profil de risque», ajoute-t-elle.

En pleine réorganisation de ses activités, l’assureur français Axa avait annoncé par surprise début mars vouloir débourser plus de 12 milliards d’euros pour s’offrir le groupe XL, spécialisé dans l’assurance dommage des entreprises, en vue de former un nouveau champion mondial de ce secteur.

Cette annonce avait toutefois été accueillie fraîchement par certains analystes qui, tout en jugeant l’opération globalement positive du point de vue stratégique, s’étaient inquiétés de la capacité de l’assureur à financer ses emplettes.

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