Vers l’assouplissement prolongé de la politique monétaire en zone euro

Iain Lindsay, Goldman Sachs Asset Management

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L'énoncé de décision politique de la BCE d'aujourd'hui comportait plusieurs modifications dovish notables.

Conformément à nos attentes, la BCE a maintenu sa politique inchangée, mais a préparé le terrain pour un programme d'assouplissement de la politique monétaire en septembre, qui devrait inclure une baisse des taux de -20 points de base, une reprise des achats d'actifs et un renforcement des prévisions à terme. 

L'énoncé de décision politique d'aujourd'hui comportait plusieurs modifications dovish notables. Tout d'abord, l'orientation prospective a été modifiée afin d'indiquer que les taux demeureront à leur niveau actuel «ou à un niveau inférieur». Deuxièmement, la banque centrale a explicitement fait référence à son engagement de «symétrie dans son objectif d'inflation», renforçant ainsi les attentes selon lesquelles la politique monétaire demeurera accommodante même si l'inflation finit par dépasser sa cible de 2%. Troisièmement, le Conseil des gouverneurs s'est montré déterminé à utiliser tous les instruments à sa disposition, ce qui renforce les anticipations d'un nouveau cycle d'assouplissement quantitatif parallèlement aux baisses de taux. Enfin, les décideurs publics ont fait savoir qu'ils examinaient les moyens d'autoriser des mesures d'assouplissement supplémentaires, à savoir de nouveaux taux négatifs et des achats d'actifs supplémentaires.

L'inflation annuelle de base de la zone euro n'a atteint en moyenne que 1,1% au cours de la dernière décennie. Une combinaison de forces cycliques et structurelles indique une poursuite de la «faible inflation» dans la région. Sur le plan cyclique, le chômage dans certaines régions et pour certains groupes démographiques reste élevé et supérieur aux niveaux d'avant la crise. De plus, la croissance a ralenti et les récents résultats de l'indice PMI suggèrent que la modération de l'activité est loin d'être terminée. D'un point de vue structurel, la désyndicalisation, les flux de main-d'œuvre migrante et les changements dans la composition de la main-d'œuvre (tels qu'une plus grande création d'emplois dans les secteurs à bas salaires et à faible productivité) ont limité la croissance des salaires et, partant de là, les pressions sur les prix. 

Dans l'ensemble, nous prévoyons un assouplissement prolongé de la politique monétaire dans la zone euro et, par conséquent, nous maintenons notre tendance à surpondérer les taux directeurs européens sur une base de valeur relative.

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