USA: les bas prix de l’énergie font stagner l’inflation en janvier

AWP

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Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont stagné le mois dernier, selon l’indice CPI, et n’ont progressé que de 1,6% sur un an, la plus faible avancée depuis juin 2017.

Les coûts très faibles de l’énergie continuent de contenir l’inflation aux Etats-Unis, qui est restée stable en janvier pour le troisième mois d’affilée, selon les données du département du Travail publiées mercredi.

Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont stagné le mois dernier, selon l’indice CPI, et n’ont progressé que de 1,6% sur un an, la plus faible avancée depuis juin 2017.

C’est en outre en-dessous des prévisions des analystes, qui misaient sur une légère progression mensuelle de 0,1%.

Sans les prix volatils de l’alimentation et de l’énergie, l’indice est en hausse de 0,2% sur le mois, comme s’y attendaient les prévisionnistes, et de 2,2% sur un an.

Une nouvelle chute importante des prix du fioul, du gaz et de l’essence explique en grande partie la faiblesse de l’inflation alors que tous les autres coûts qui ne sont pas directement affectés par ceux de l’énergie sont en légère hausse.

Les prix énergétiques ont ainsi chuté de 3,1% en janvier par rapport à décembre, signant leur plus forte décrue mensuelle depuis février 2016 avec une chute des prix de l’essence de 5,5%.

Sur 12 mois, les prix de l’essence à la pompe ont diminué de 10,1%.

Dans le sillage des faibles coûts énergétiques, les prix des transports sont dans le rouge pour le deuxième mois consécutif, à -0,2% en janvier.

Le coût du logement progresse en revanche toujours (+0,3% sur le mois, +3,2% sur l’année). Les prix alimentaires ont légèrement augmenté (+0,2% sur le mois, +1,6% sur l’année). Les prix de l’habillement ont fait un bond de 1,1%.

Cette atonie de l’inflation «fournit à la Fed le temps d’une pause avant de relever les taux à nouveau», ont estimé les analystes d’Oxford Economics, alors que la Banque centrale a annoncé le mois dernier qu’elle serait désormais «patiente» sur les taux d’intérêt qu’elle a relevés quatre fois l’année dernière.

Jim O’Sullivan, économiste en chef d’HFE, relève, lui, que l’inflation sous-jacente, hors prix énergétique et alimentaire, a un peu accéléré son rythme de progression.