Sika: SWH revient à la charge pour Jacques Bischoff

AWP

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La holding Schenker-Winkler propose de nouveau l’élection de Jacques Bischoff au poste d’administrateur mais aussi à celui de président.

Sika a reçu mardi diverses requêtes pour l’assemblée générale prévue le 17 avril. Ces demandes émanent d’un côté du groupe d’actionnaires constitué de Cascade Investment, L.L.C., Bill & Melinda Gates Foundation Trust, Fidelity Worldwide Investment et Threadneedle Investments et d’un autre côté la holding Schenker-Winkler (SWH), annonce le chimiste de la construction.

La holding Schenker-Winkler (SWH), qui représente les intérêts des héritiers de la famille fondatrice Burkard, continuant de réclamer un siège supplémentaire au conseil, propose de nouveau l’élection de Jacques Bischoff au poste d’administrateur mais aussi à celui de président du conseil d’administration lors de la prochaine assemblée générale.

Par ailleurs, SWH demande une enquête spéciale relative à l’administratrice de Sika, Monika Ribar, la présidente de l’organe de surveillance des CFF, et son lien avec le fonds Capoinvest, selon le communiqué.

Quant à l’autre groupe d’actionnaires, qui soutient la direction de Sika dans le conflit qui l’oppose à la famille des héritiers du fondateur, il a requis la prolongation du mandat des experts Peter Montagnon, Jörg Walther et Jörg Riboni, selon l’article 731a OR.

Sika se penchera sur ces requêtes et donnera son avis en temps opportun, a indiqué le groupe.

LE BRAS DE FER PERDURE

Lors de la publication des résultats de 2017 fin février, la direction de Sika a profité de l’occasion pour dénoncer une nouvelle fois le plan de prise de contrôle «hostile» ourdi par le français Saint-Gobain avec la complicité des héritiers des fondateurs de l’entreprise, détenteurs de parts privilégiées.

Le chimiste de la construction et de l’industrie automobile, accessoirement producteur de colles, ne s’est en effet pas encore mis à l’abri des prétentions de son concurrent hexagonal, auxquelles il s’oppose depuis décembre 2014.

La famille Burkard - qui regroupe les héritiers du fondateur de l’entreprise - avait accepté de Saint-Gobain 2,75 mrd CHF en échange de ses parts, qui se montent à 16,1% du capital mais représentent 52,4% des droits de vote. Saint-Gobain a réitéré ses prétentions sur Sika, à l’occasion de la publication de ses propres résultats annuels.

Récemment, l’avocat de la famille Burkard s’est épanché dans la presse alémanique sur le souhait des héritiers de renégocier le contrat conclu avec le mastodonte français il y a quatre ans. L’offre comprenait alors une prime de 80% sur le cours de l’action, que la performance boursière a depuis transformé en une décote de près 20%.

Une décision de justice n’est pas attendue avant 2019, soit après la fin de l’accord actuel entre la holding SWH et Saint-Gobain.