Recul des actions ne rime pas avec baisse des salaires des CEO

AWP

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Les rémunérations des grands dirigeants d’entreprises suisses devraient avoir stagné en 2018, selon Stephan Hostettler, directeur du cabinet de conseils éponyme.

Les rémunérations des grands patrons d’entreprises helvétiques devraient n’avoir que peu varié sur un an en 2018, croit savoir le cabinet de conseils salariaux Hostettler & Company. La firme zurichoise tenait vendredi une conférence sur le sujet à Zurich. La prochaine saison des assemblées générales permettra aux actionnaires de se faire une idée plus précise sur le sujet.

«Il serait naïf d’estimer que la chute des cours des actions implique un baisse des rémunérations», a d’emblée résumé Stephan Hostettler, responsable de la firme éponyme. Les plans de rétribution tiennent en effet prioritairement compte des objectifs établis. L’évolution des titres ne se répercute qu’avec un temps de retard sur les salaires.

Le cabinet a par ailleurs profité de l’évènement pour actualiser son bilan intermédiaire des rémunérations des patrons des 100 principales sociétés suisses en 2017. La hausse salariale moyenne à atteint 1,8%.

En moyenne, les timoniers des vaisseaux amiraux du SMI ont gagné 7,1 millions de francs (+1%), tandis que les capitaines de valorisations plus modestes ont perçu 1,5 million (+6,7).

Sans exclure de timides hausses pour 2018, Hostettler anticipe une stagnation de la part fixe des rémunérations, mais rappelle au passage que les parts variables n’ont cessé de gagner en importance ces dernières années. Alors qu’elles représentaient encore moins de 20% en 2016, leur part s’est envolée à 28% en 2017.