Pinelopi Koujianou Goldberg quitte la Banque mondiale

AWP

1 minutes de lecture

L’économiste en chef démissionne pour retourner enseigner à l’université de Yale.

L’économiste en chef de la Banque mondiale, Pinelopi Koujianou Goldberg, a annoncé mercredi sa démission, invoquant son envie de retourner enseigner à l’université de Yale, selon un courrier du président de l’institution à son personnel, dont l’AFP a obtenu une copie.

«Je suis navré de vous annoncer que Penny Goldberg m’a informé de son intention de démissionner de son poste de vice-présidente et économiste en chef», indique David Malpass dans ce courriel, ajoutant que le départ sera effectif le 1er mars.

Afin d’assurer une transition souple, M. Malpass a demandé à Aart Kraay, directeur de recherches, d’assurer la transition le temps qu’un nouveau chef économiste soit nommé.

Le président de la Banque a, en outre, loué «la rigueur intellectuelle et la curiosité» de Mme Goldberg.

«J’ai en particulier apprécié la passion de Penny pour établir un lien entre l’institution et la recherche universitaire de pointe ainsi que son engagement pour attirer de jeunes économistes talentueux à la Banque, un effort qui se poursuivra après son départ», a-t-il commenté.

«Penny» Koujianou Goldberg, de nationalité grecque et américaine, avait été nommée au sein de l’institution de Washington fin avril 2018 pour remplacer Paul Romer, qui avait dû démissionner quelques mois plus tôt en raison d’une controverse sur des méthodes statistiques de la Banque.

«Ce fut une décision difficile (à prendre) mais je sens que le temps est venu pour moi de retourner à mon travail à l’Université de Yale», écrit-elle elle-même dans un courriel, également obtenu par l’AFP. «J’apprécie votre compréhension».

Elle a en outre rappelé qu’elle avait toujours été «intéressée et inspirée par la mission de la Banque».

«Cela a été une expérience enrichissante de travailler avec vous sur les questions qui nous tiennent à coeur et de veiller à ce que l’économie du développement serve à créer des opportunités pour les pauvres», a-t-elle également souligné.

Diplômée de l’Université de Fribourg en Allemagne et de l’université américaine Standford, Mme Goldberg a notamment été vice-présidente de l’American Economic Association et rédactrice en chef de sa revue, l’American Economic Review.

A la Banque mondiale, elle avait notamment dirigé une étude consacrée aux chaînes mondiales de valeur. Le rapport, publié en octobre, montrait comment ces chaînes ont contribué ces dernières décennies à transformer les économies des pays les plus pauvres.

Celles-ci sont en effet essentielles car elles permettent aux pays pauvres de se spécialiser dans la fabrication d’un produit spécifique (une pièce détachée automobile par exemple) et de s’enrichir sans avoir à construire des industries entières en partant du néant.