Métaux: le cuivre profite des avancées sino-américaines

AWP

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Le prix du cuivre a grimpé jeudi à son plus haut niveau depuis un mois et demi et l’aluminium a grimpé à son plus haut depuis un mois.

Le prix du cuivre et des autres métaux échangés sur le London Metal Exchange (LME) a profité des avancées sur les négociations sino-américaines.

Le prix du cuivre a atteint jeudi 6.199 dollars la tonne, à son plus haut depuis un mois et demi.

La Chine et les Etats-Unis ont fait état de progrès importants à l’issue de négociations bilatérales à Washington, à un mois de la fin de la trêve dans leur guerre commerciale au potentiel dévastateur pour l’économie mondiale.

Alors que Donald Trump avait estimé que «d’énormes progrès» avaient été réalisés à l’occasion des discussions de mercredi et jeudi, Pékin a signalé vendredi des «avancées importantes».

Ces négociations sont particulièrement cruciales pour le marché des métaux puisque la Chine est le premier importateur de matières premières et que les tensions commerciales ont pesé sur les cours en 2018.

Jeudi, l’aluminium a grimpé à 1.924 dollars la tonne, à son plus haut depuis un mois.

Le plomb avait quant à lui atteint lundi 2.129 dollars la tonne, à son plus haut depuis cinq mois.

«Il n’y a pas eu d’énormes progrès à Washington, le président Trump n’a fait que repousser la décision à février», a relativisé Liz Grant, courtière chez Sucden.

«L’incertitude qui entoure ces négociations va garder certains investisseurs éloignés des métaux et, en Chine, l’activité va freiner avant le Nouvel an», ont confirmé les analystes de ING.

Plombé par le PMI

Le mouvement de hausse des métaux n’a d’ailleurs pas survécu vendredi à la publication du PMI chinois et la plupart ont effacé une partie de leurs gains de la semaine.

L’activité manufacturière chinoise s’est de nouveau contractée en janvier, enregistrant son plus fort repli depuis trois ans, selon l’indice indépendant Caixin publié vendredi, qui témoigne d’une détérioration encore plus marquée que l’indicateur officiel, sur fond de vif essoufflement de l’économie du géant asiatique.

«Les données gouvernementales (sur le PMI) avaient été meilleures qu’attendu», ce qui avait participé à la hausse de jeudi, a expliqué Dee Perera, courtière chez Marex Spectron, tandis que l’indice indépendant a effacé cet optimisme des marchés.

Le nickel grimpe avec le fer

Un des seuls métaux à poursuivre sa hausse vendredi, le nickel a grimpé à son plus haut en trois mois à 12.555 dollars.

En cause, la rupture du barrage de Brumadinho au Brésil la semaine précédente qui a fait 110 morts et dont l’opérateur du site de la catastrophe, Vale, est désormais dans le viseur des autorités.

Conséquence pour le marché des métaux, le minerai de fer exploité sur des sites similaires a vu son cours s’envoler sur les marchés asiatiques.

A Londres, le nickel, dont Vale est un producteur clef, a également vu son cours grimper.

«Il y a des spéculations sur le fait que Vale pourrait voir sa production de nickel elle aussi affectée, mais d’autres analystes assurent qu’il n’y a aucune raison que ce ne soit le cas», a prévenu Mme Perera.

Le zinc, dont le prix est également lié à celui du fer en raison de son utilisation pour renforcer ce métal, s’est envolé le même jour à 2.745 dollars la tonne, à son plus haut depuis sept mois.

Sur le LME, la tonne de cuivre pour livraison dans trois mois s’échangeait à 6.148 dollars vendredi à 13H55 GMT, contre 5.927,50 dollars le vendredi précédent à 11H45 GMT.

L’aluminium valait 1.900 dollars la tonne, contre 1.884,50 dollars.

Le plomb valait 2.108,50 dollars la tonne, contre 2.088,50 dollars.

L’étain valait 20.850 dollars la tonne, contre 20.585 dollars.

Le nickel valait 12.560 dollars la tonne, contre 11.785 dollars.

Le zinc valait 2.738 dollars la tonne, contre 2.639,50 dollars.