Le renforcement du yen pèse fortement sur Tokyo

AWP

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Le Nikkei des 225 valeurs vedettes, qui avait déjà cédé 0,55% lundi, a accru son déclin, cédant 1,52% (-339,91 points) à 22’018,52 points à la clôture.

La Bourse de Tokyo a terminé en forte baisse mercredi sur fond de renforcement du yen, gagnée par l’inquiétude devant la crise politique qui agite l’Italie, dans le sillage des autres places financières de la planète.

Le Nikkei des 225 valeurs vedettes, qui avait déjà cédé 0,55% lundi, a accru son déclin, cédant 1,52% (-339,91 points) à 22’018,52 points à la clôture, tandis que l’indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a reculé de 1,46% (-25,72 points) à 1736,13 points.

«Le désir de fuir le risque s’accentue face à la chaotique situation européenne», ont commenté les courtiers d’Okasan Online Securities dans une note, en référence aux turbulences italiennes.

La troisième économie de la zone euro est plongée dans l’incertitude, dans l’attente de la formation du gouvernement de l’économiste Carlo Cottarelli que les partis populistes ont annoncé vouloir rejeter pour rendre au plus vite la parole aux Italiens.

L’euro a subi le contrecoup, tombant à 125,60 yens, contre 126,80 yens la veille. La devise nippone, valeur refuge, s’appréciait aussi vis-à-vis du dollar qui valait 108,72 yens, contre 109,00 yens mardi à la fermeture.

Ces mouvements des monnaies, défavorables aux entreprises japonaises commerçant aux Etats-Unis ou en Europe, ont affecté le secteur automobile (Toyota -1,93% à 6841 yens, Nissan -2,11% à 1085 yens, Honda -3,30% à 3418 yens) ou encore électronique (Hitachi -2,43% à 794,4 yens, Fujitsu -1,33% à 664,5 yens, Konica Minolta -3,16% à 978 yens).

La place tokyoïte a également été affectée par les tensions commerciales persistantes entre les Etats-Unis et ses partenaires. L’administration Trump a remis un coup de pression sur la Chine mardi en dévoilant qu’elle préparait toujours des mesures punitives contre Pékin, en dépit de la trêve annoncée il y a dix jours.

Comme à New York où le secteur bancaire a dévissé à cause d’un recul des taux d’emprunt américains, prisés d’investisseurs en quête d’actifs «sûrs», les valeurs financières ont souffert à Tokyo: Mitsubishi UFJ Financial Group a lâché 3,40% à 661 yens, Sumitomo Mitsui 1,80% à 4471 yens et Sony Financial Holdings 3,50% à 1984 yens.

Nintendo a fait figure d’exception: le titre du pionnier du jeu vidéo s’est envolé de 4,33% à 44’240 yens, portée par l’optimisme des actionnaires sur les perspectives de ventes de la console Switch après une annonce relative aux populaires créatures Pokemon.

La Pokemon Company, société affiliée à Nintendo, va commercialiser en novembre des jeux Pokemon pour la Switch, divertissements qui pourront en outre être couplés à Pokemon Go sur smartphone, selon les premières images montrées au Japon.

Les joueurs pourront également utiliser un accessoire en forme de Pokeball, permettant de capturer Pikachu et autres de ces «pocket monsters» (monstres de poche) inventés par Nintendo il y a deux décennies.