Les taux négatifs pourraient faire grimper le prix des hypothèques

AWP

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Au dernier trimestre 2019, le taux indicatif d’une hypothèque à taux fixe sur dix ans a grimpé à 1,10%, soit 11 points de base au-dessus du niveau record observé en août 2019, selon Comparis.

Les taux hypothécaires resteront bas en 2020, toutes échéances confondues, avec de légères fluctuations à la hausse ou à la baisse, selon Comparis. Les taux négatifs pourraient être un facteur de hausse du prix des hypothèques.

Au dernier trimestre 2019, le taux indicatif d’une hypothèque à taux fixe sur dix ans a grimpé à 1,10%, soit 11 points de base au-dessus du niveau record observé en août 2019, précise un communiqué publié mardi. Situé à 1,09% au 31 décembre 2019, le taux était légèrement plus élevé qu’à la fin du troisième trimestre.

Les hypothèques sur deux et cinq ans sont presque aussi chères qu’au trimestre précédent.

Les hypothèques sur dix ans ne sont plus séparées que par 16 points de base des hypothèques sur cinq ans et par 22 points des hypothèques sur deux ans. Les temps sont donc favorables pour s’endetter sur le long terme à des conditions de taux intéressantes, selon Frédéric Papp, expert Argent chez Comparis.

Il estime par ailleurs que les taux négatifs pourraient faire grimper le prix des hypothèques. Et aussi entraîner des changements de comportement pour les contourner: transfert vers des placements en titres, conserver son argent en espèces ou de l’or au coffre-fort de la banque, dont les frais sont inférieurs à des intérêts de pénalité de 0,75%. Il cite également les cryptomonnaies.

Si l’épargne fond, il reste moins d’argent disponible pour refinancer des hypothèques. «Si cela se produit à grande échelle, il y aura une pénurie de l’offre. La réponse logique à une pénurie est l’augmentation des prix, c’est-à-dire des taux d’intérêt hypothécaires plus élevés», d’après M. Papp.

L’expert de Comparis s’attend à ce que la BCE poursuive sa politique monétaire «ultra-souple» et repousse le revirement des taux d’intérêt. «La marge de manoeuvre que détient la BNS pour relever les taux d’intérêt reste donc extrêmement étroite», selon lui.

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